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Temple de la renommée

A l’occasion des célébrations du centenaire du championnat de France, la Fédération Française de Hockey sur Glace a souhaité honorer les personnes qui par leur action, leur dévouement ou leur talent sur la glace, ont marqué l’histoire de notre sport et ont servi sa cause.

Un temple de la renommée du hockey sur glace français a ainsi été créé. Les membres de la première promotion, désignés par vote d’un comité de sélection, ont été dévoilés le  20 janvier 2008 à Chamonix.

 

- Promotion 2012

- Promotion 2011

- Promotion 2010

- Promotion 2009

- Promotion 2008

 

 

PROMOTION 2012

  ALAIN BOZON 

Bien avant que son fils Philippe ne connaisse une grande notoriété en devenant le premier hockeyeur français à évoluer dans la NHL, Alain Bozon fut également un joueur international célèbre.

Formé à Chamonix, son club d'origine, l'ancien numéro 12 tricolore était un redoutable attaquant qui avait le sens inné du but. Joueur complet, il était incontestablement en avance sur son époque avec une grande amplitude dans les gestes et une rapidité surprenante. C'est ainsi qu'il réussit l'exploit de terminer à trois reprises premier buteur du championnat de France se permettant même le luxe en 1965 de terminer devant le premier renfort étranger classé dans l'hexagone en l'occurrence le canadien Gaston Pelletier.

Après avoir quitté Chamonix, Alain Bozon renforça le club parisien de l'ACBB avec lequel il remporta deux fois la Coupe Spengler en 1960 et en 1961. Il joua ensuite très furtivement à Villars-sur-Olon avant de signer Gap. Installé à Megève où il deviendra un coach emblématique, il finit sa carrière à Annecy. Il se consacra ensuite à la formation sur le plan régional en tant que CTR, mais en devenant aussi l'entraîneur national de l'équipe de France junior U20 de 1981 à 1994.

 

  ALBERT FONTAINE 

Journaliste sportif au Dauphiné Libéré, cet ancien facteur, devenu champion cycliste, fut également un passionné de hockey sur glace particulièrement exubérant et très « vendeur » grâce à sa belle plume. Il inventa, en 1964, le surnom des « Brûleurs de Loups » qui fut adopté par la suite par le club de Grenoble.

Ses nombreux articles dithyrambiques sur le hockey sur glace trouvèrent immédiatement un lectorat très fidèle et ils servirent incontestablement la promotion fulgurante de cette discipline dans sa région natale.

Il fut également un supporter inconditionnel de l'équipe de France qu'il accompagna à plusieurs reprises lors des Championnats du monde. Ses relations avec les joueurs dépassaient le simple cadre de sa profession de journaliste pour devenir un fervent supporter des hockeyeurs tricolores qu'il n'hésitait pas à encourager de la voix et qu'il mettait littéralement en scène dans des articles qui restent des exercices de style admirables.

 

ANGELA LEZZIERO

S'il existe un championnat de France féminin de hockey sur glace, c'est en grande partie grâce à la bataille juridique très médiatisée qu'elle décida d'engager en 1985.

Cette jeune fille originaire
de Strasbourg, âgée de 13 ans à l'époque, assigna son club au tribunal pour avoir l'autorisation de jouer avec les garçons. Si elle fut déboutée dans un premier temps, son combat ne fut pas vain puisqu'à la suite d'une nouvelle procédure, engagée cette fois contre la FFSG, le règlement fut modifié et le premier championnat de France féminin vit le jour dès 1986.

Sélectionnée en équipe de France,
elle devint ensuite le premier renfort étranger féminin de l'histoire après avoir signé un contrat avec le club allemand d' Essligen avec lequel elle remporta le titre national.

 

MARIE-CLAUDE RAFFOUX 

Considérée très affectueusement comme la « grand-mère du hockey sur glace français », cette ancienne nageuse bretonne, mère au foyer, a dépensé toute son énergie pour notre sport pendant plus de quarante ans.

Son fils Yann ayant été hockeyeur à Dunkerque, elle fut d'abord secrétaire du club nordiste avant de devenir également la secrétaire de la Ligue du nord notamment sous la présidence de son mari, le commandant de Ferry Michel Raffoux. Au décès de son époux en 1990, elle ne se laissa pas abattre et elle prit en main la Ligue du nord puis celle du COS avec un sens du devoir, du dialogue et un dévouement à tout point exemplaires.

Ayant participé à tous les évènements nationaux du hockey depuis plusieurs décennies, Marie-Claude Raffoux fait partie des dirigeants emblématiques de notre discipline.

 

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

FAMILLE CLARET

Cette famille nombreuse, originaire de Chamonix, est un cas exceptionnel et assez étonnant dans l'histoire du hockey sur glace français. En effet, les cinq enfants Claret, trois frères et deux sœurs, ont créé avec leurs activités sportives communes puis avec leurs descendances, un véritable arbre généalogique qui a apporté, juste après la seconde guerre mondiale, une contribution majeure et souvent ignorée dans notre discipline.

Marcel Claret et Jean Claret furent non seulement des membres importants de l'équipe de France, mais ils formèrent également l'épine dorsale de l'équipe de Chamonix à sa grande époque en compagnie de leur troisième frère, Pierre Claret, qui fut le seul à ne pas porter le maillot tricolore. De plus, Marcel Claret, qui joua comme renfort au Vel'd'hiv à la grande époque, fut par la suite pendant plus de 25 ans un président charismatique du CHC entre 1945 et 1970. Ajoutons que le trophée du fair-play de la Ligue Magnus porte son nom.

Quant aux deux sœurs de cette famille, Ida et Berthe Claret, elles jouèrent d'abord dans l'équipe féminine de hockey de Chamonix surnommée les « Edelweiss ». Par la suite, Ida Claret, capitaine de cette équipe pionnière, se maria en Suisse avec Henri Chappot. Or, ce couple donna naissance à deux hockeyeurs internationaux de renom : Maurice et Roger Chappot.

De son côté, Berthe Claret resta à Chamonix où elle épousa Pierre Guennelon qui donnèrent naissance à l'ancien international Jean-Claude Guennelon. Rappelons que ce dernier, outre son passé au sein de l'équipe de France, détient également un record absolu dans le championnat de France avec un total de 15 titres. Enfin, pour achever l'histoire de cette saga, n'oublions pas de mentionner que le fils de Jean-Claude, Gérald Guennelon, fut également un hockeyeur international puis entraîneur, notamment à Grenoble, avant d'être nommé DTN de la nouvelle Fédération Française de Hockey sur Glace.

 

 

 

PROMOTION 2011

 BERNARD DESCHAMPS 

Ce gardien de but originaire de Bretagne connut une très grande renommée dans le hockey sur glace français pendant plus de vingt ans entre 1963 et 1984. Il fut non seulement le gardien du « temple » le plus célèbre ayant évolué dans le club de Chamonix, mais il fut également un portier incontournable de l’équipe de France en formant un tandem très efficace avec Jean-Claude Sozzi.

Sacré meilleur gardien du championnat national à trois reprises (1979, 1980, 1981), il compte à son palmarès six titres de champion de France sous le maillot des Chamois du Mont-Blanc. Devenu, dès son arrivée du Canada où il passa sa jeunesse, une véritable attraction dans toutes les patinoires sur lesquelles il évoluait, il reste dans toutes les mémoires un grand personnage du hockey sur glace français.

 

 PHILIPPE LACARRIERE 

Comme son illustre père, il aura incontestablement marqué d’une empreinte indélébile l’histoire du hockey sur glace français. Cet avant-centre très polyvalent (il joua également en défense) effectua d’abord une brillante carrière de joueur dans divers clubs parisiens dont certains ont disparu aujourd’hui comme le PUC, le PHC et le Racing Club de France. Il porta également haut les couleurs de l’ACBB, avec qui il remporta la fameuse Coupe Spengler, mais également celles des Français Volants de Paris et enfin celles de Courbevoie, un club dont il fut le président fondateur et où il acheva sa longue carrière sportive à l’âge de 44 ans. Le célèbre numéro 7 (parfois 2) fut également un joueur emblématique de l’équipe de France dont il fut le capitaine de 1965 à 1967.  

Philippe Lacarrière devint ensuite un ambassadeur très apprécié du hockey sur glace français en endossant le costume non seulement de membre permanent du CNHG de 1972 à 1998, mais surtout en étant élu au mois de juin 1994 au Council de l’IIHF dans lequel il effectua deux mandats successifs jusqu’en 2003. Membre de la commission de discipline de l’IIHF avant même son élection (de 1990 à 1994), il fut ensuite le « chairman » de plusieurs comités internationaux comme celui des règles de jeu, des arbitres, des juniors et des équipements. Nommé membre à vie de la Fédération internationale, Philippe Lacarrière est redevenu un élu écouté et respecté aussi en France depuis la création de la FFHG en 2006.

 

 

JEAN TARENBERQUE

Joueur de l’ACBB de 1953 à 1965, il fut également un temps capitaine des Lions de Paris. Cet ancien représentant de commerce en vins et spiritueux a consacré sa vie entière au hockey sur glace puisque dès la fin de sa carrière de joueur, il ne cessa de briguer de nombreux postes importants dans cette discipline. En effet, trésorier du club de l’ACBB à ses débuts, Jean Tarenberque devint le président du club de Boulogne-Billancourt en 1965 prenant ainsi la succession de Philippe Potin appelé à la tête de la FFSG. Il resta président du club de l’ACBB sans interruption jusqu’en 1992, puis il dirigea encore ce club francilien lors de la saison 1996-1997, totalisant ainsi un mandat impressionnant de 28 ans.

Entre-temps, Jean Tarenberque, médaille d’or de la jeunesse et des sports (en 1977), fut pendant dix ans le directeur de la patinoire des Champs-Elysées à Paris avant de rester pendant onze années supplémentaires le directeur de la patinoire de Boulogne-Billancourt.

Parallèlement, il fut arbitre international de 1965 à 1981 avant d’occuper le poste de secrétaire de l’ancienne Ligue Nationale des Arbitres Français pendant dix ans soit jusqu’à la dissolution de cet organisme en 2001. Ajoutons que lors des Jeux olympiques de 1968 à Grenoble, Jean Tarenberque assura la direction des matches de hockey sur glace dans le stade de glace avec l’ancien dirigeant fédéral Michel Lebas.

 

CHRISTOPHE VILLE 

Attaquant surdoué ayant un leadership naturel reconnu par tous, l’ancien numéro 20 tricolore marqua incontestablement son époque. Sacré d’entrée meilleur espoir de la Nationale A, il fut élu ensuite à quatre reprises meilleur joueur français du championnat hexagonal ce qui constitua un record absolu pendant plus de quatorze ans. Son emprise importante sur le jeu, qui lui valut de devenir un atout maître au sein de l’équipe de France, s’exerça dans plusieurs équipes de haut niveau notamment à Saint-Gervais, son club d’origine, puis ensuite aux Français Volants de Paris, à Grenoble, à Chamonix ou encore en Italie, à Milan et à Courmaosta.

Une fois sa carrière de joueur terminée, il voulut, selon ses dires, « redonner au hockey ce qui lui avait donné » en devenant momentanément entraîneur dans la région du Mont-Blanc en particulier dans le club historique de Chamonix

 

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

CERCLE DES PATINEURS  

 DE PARIS 

Formé dès 1895 par des passionnés de patinage, ce club pionnier de la capitale fut le tout premier à créer en 1902 une section de hockey sur glace en France. Dès lors, le CPP, sous la direction de son célèbre capitaine Louis Magnus, s’efforça de faire la promotion de cette nouvelle discipline en organisant divers événements sportifs très populaires. Il disputa notamment le premier match international de l’histoire à Bruxelles et il organisa également plusieurs matches exhibition de hockey sur les lacs gelés d’Enghien, du bois de Boulogne ou celui de Ville d’Avray en collaboration avec le journal L’Auto.

 

Le CPP se déplaça souvent en province pour « diffuser la bonne parole », comme à Lyon par exemple, afin d’essayer de créer une nouvelle place forte de hockey. Le CPP représenta aussi le hockey sur glace français embryonnaire à l’étranger lors de plusieurs tournois hivernaux comme à Davos en Suisse. Le club parisien forma les premiers hockeyeurs internationaux français de renom tels que Maurice Del Valle, Raymond Mézières ou Robert Lacroix. En 1908, le CPP fut à l’origine d’une autre innovation en organisant le tout premier match de hockey féminin en lever de rideau de la rencontre masculine Paris-Lyon. Le CPP remporta en outre quatre titres de champion de France consécutifs entre 1908 et 1914. Enfin, c’est grâce à deux de ses joueurs, Louis Magnus et Robert Planque, que fut créée officiellement en 1908 la Fédération internationale de hockey sur glace qui s’appelait alors la Ligue internationale.

 

 

 

PROMOTION 2010

 CAMIL GELINAS 

Ce Canadien très discret et passionné a incontestablement marqué l’histoire du hockey sur glace français auquel il sera resté fidèle tout au long de sa vie. Arrivé dans un premier temps comme renfort étranger à Chamonix, il fut ensuite vainqueur à trois reprises de la fameuse Coupe Spengler avec le club de l’ACBB au début des années 1960.

Mais il devint surtout un grand entraîneur en s’imposant comme un découvreur de talents très efficace dans de nombreux clubs français à commencer par ceux de Gap et de Villard-de-Lans où il sera à chaque fois à l’origine de la création de la section sport-études.

Son action éducative très appréciée le conduira à la direction de l’équipe de Chamonix avec laquelle il remporta en 1979 le trentième titre historique.

 

 CLAUDE POURTANEL 

Même s’il se laissa parfois emporter par sa  passion, ce grand dirigeant reste dans l’histoire du hockey sur glace français un personnage emblématique. Cet ancien cadre parisien de la RATP, créa en 1951 la section hockey de l’US Métro dans l’ancienne patinoire de Saint Didier. En 1971, il devint le propriétaire de la patinoire privée de Viry-Châtillon dans laquelle Claude Pourtanel en profita pour créer le nouveau club de l’OHC Paris-Viry.

Ce club, qui prit par la suite la dénomination de Viry-Essonne, devint rapidement un centre de formation local très important puisqu’un très grand nombre d’internationaux de renom en sont issus. Considéré comme un second père par tous les joueurs qui l’ont côtoyé, Claude Pourtanel, n’a cessé d’œuvrer pour l’essor du hockey sur glace au niveau local mais aussi au niveau national puisqu’il fut également un dirigeant fédéral de premier plan. 

 

LEON QUAGLIA

Ce joueur exceptionnel réussit l’exploit de mener de front, comme son ami Albert Hassler, deux carrières sportives de très haut niveau en étant à la fois international de patinage de vitesse et de hockey sur glace.

Il représenta la France dans ces deux disciplines, non seulement lors de plusieurs championnats du monde, mais aussi lors des Jeux Olympiques de 1924 à Chamonix puis ceux de Saint-Moritz en 1928. Leader incontesté de l’équipe tricolore de hockey sur glace, il termina à plusieurs reprises meilleur buteur de la sélection nationale. Par ailleurs, il offrit presque à lui tout seul plusieurs titres de champion de France au club phare de Chamonix.

Vouant une véritable passion pour le hockey sur glace, il participa au championnat de France jusqu’à l’âge très avancé de 53 ans établissant ainsi un record de longévité. 

 

ANTOINE RICHER 

La carrière internationale d’Antoine Richer fut exceptionnelle puisqu’il a disputé pas moins de treize championnats du monde et trois Jeux olympiques d’hiver. Fait notable, dans les statistiques officielles de l’IIHF, il figure encore aujourd’hui au 25e rang mondial au nombre total de matches internationaux disputés avec les Tricolores (274) dont il sera le capitaine pendant une longue période de neuf ans de 1988 à 1996.

Lors des jeux Olympiques de 1998 à Nagano, Antoine Richer obtint une belle promotion puisqu’il fut nommé coach assistant auprès du célèbre entraîneur américain Herb Brooks.

Si Antoine Richer s’est décrit lui-même comme un joueur plutôt travailleur et besogneux que très talentueux, il n’en reste pas moins qu’il fut un joueur techniquement redoutable et très apprécié par les trois clubs dans lesquels il a évolué durant sa carrière, à savoir Amiens, Tours et les Français Volants de Paris.

 

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

ASSOCIATION POUR LA

 PROMOTION DU HOCKEY

Créée en 1987 par l’ancien joueur de Gap Charles Masse, l’APH s’efforce d’organiser des événements sportifs permettant, comme son appellation l’indique, la promotion du hockey sur glace en France. Ce fut d’abord le cas du « Trophée des Champions seniors » qui dura pendant cinq ans. Les deux premiers tournois furent organisés à Gap, puis cette compétition fut délocalisée à Grenoble, à Epinal et enfin à Briançon.

L’APH a organisé aussi de nombreuses tournées pour les jeunes à l’étranger notamment en Russie, au Canada et en République tchèque. Enfin, depuis 1991, l’APH organise au mois d’avril le « Trophée international des petits champions » qui réussi la performance de réunir chaque année en France plus de 1000 jeunes hockeyeurs venus de toute l’Europe.

Ce trophée, qui fête en 2010 sa 20e édition, est réparti géographiquement sur trois sites : les benjamins disputent leur tournoi à Gap, les poussins à Orcières-Merlette et les moustiques à Briançon.

 

 

PROMOTION 2009

 ALBERT HASSLER

Ancien capitaine de l’équipe de France, joueur vedette de Chamonix puis des Français Volants de Paris. Ancien capitaine de la sélection d’Europe, il fut  le premier renfort français à jouer à l’étranger dans le club   allemand du Berliner Schlittschuh.

Il participa aux Jeux   olympiques d’hiver de 1924 et de 1928 non seulement comme hockeyeur, mais aussi comme patineur de vitesse. Il était le père de la célèbre patineuse Nicole Hassler vice-championne d’Europe.

 

 

 

 DANIEL HUILLIER

Licencié chez les Ours du Vercors depuis…1938 (record de la FFHG), il est toujours à l'heure actuelle le président inamovible du club de Villard-de-Lans puisqu’il a occupé ce poste au total pendant 25 ans (avec deux interruptions).

Il fut  également membre du Comité national de hockey à deux   reprises (CNHG) ainsi que du Comité directeur de la Fédération Française des Sports de Glace. Sélectionné en équipe de France de hockey en 1953 (avec son frère Victor), il disputa cette année-là le Championnats du monde en Suisse.

 

 

 HENRI LAFIT

Ancien président du Comité national de hockey (1984 et 1985), il fut également vice-président de la   Fédération française des sports de glace (FFSG). Ce directeur de la patinoire de Chamonix puis celle de Lyon, était un serviteur du   sport désintéressé, dévoué et infatigable ce qui explique qu’il  obtint régulièrement l’un des plus grands nombres de voix lors des diverses élections fédérales.

Ayant un comportement exemplaire et très objectif avec une presse souvent critique envers les sports de glace et le hockey en particulier, son  humanisme fut également très apprécié par les joueurs internationaux qui, fait exceptionnel révélateur, le portèrent en  triomphe lors de l’accession de la France.

 

CALIXTE PIANFETTI

Ancien capitaine de l’équipe de France, joueur vedette de Chamonix puis de Villard-de-Lans. Il fut un exemple de droiture tout au long de sa carrière sportive qu’il réussit brillamment, non seulement comme hockeyeur mais aussi comme arbitre international en participant  à cinq championnats du monde et notamment aux J.O. de   Grenoble en 1968.

Il devint également dirigeant de l’ancienne Ligue des arbitres (LNAF). Ses deux fils furent eux aussi des   hockeyeurs de bon niveau.

 

 

 

CHARLES RAMSAY

Il est difficile d’imaginer aujourd’hui ce que ce hockeyeur américain a pu représenter   dans l’histoire du hockey français. Cet attaquant surdoué (meilleur buteur du Mondial de 1931 en Pologne), a suscité un enthousiasme incroyable dans l’ancien Vel’d’Hiv de Paris avant la seconde guerre mondiale.

Son impact sur le public et sur les hockeyeurs français fut tel à cette époque qu’on peut affirmer que ce renfort américain a eu une influence comparable à celle qu’exerça plus tard le célèbre canadien Pete Laliberté.

La grande   star du vélodrome d’hiver de Paris, qui attira jusqu’à 20 000   spectateurs dans l’ancienne patinoire de la capitale, fut d’ailleurs l’auteur du premier livre sur le hockey sur glace qui fut édité en France en 1933 par les Editions Bornemann et qui éduqua de très nombreux joueurs français de l’époque.

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

CLUB DE CERGY-PONTOISE

Créé en 1981, ce club s’emploie depuis ses débuts à la promotion du hockey sur glace   féminin en France et à l’étranger. Il détient le record absolu dans l’hexagone avec dix-sept titres de champion de France sur les   vingt-trois attribués à ce jour. Pas étonnant qu’un grand nombre   de ses joueuses ont formé l’ossature de l’équipe de France.

En   outre, pour populariser cette discipline, le club de Cergy organise   depuis seize ans un tournoi international féminin (surnommé le   « TIF ») qui est très coté hors de nos frontières car il est l’un des   rares en Europe avec celui de Grefath en Allemagne. Le tournoi   de Cergy rassemble chaque année cinq clubs étrangers ou équipes nationales comme ce fut le cas par exemple des   sélections des Pays-Bas, du Danemark, de la Belgique ou de   l’Espagne.

 

 

PROMOTION 2008

 PHILIPPE BOZON

Né à Chamonix, Philippe Bozon est le premier hockeyeur français de l’histoire à avoir évolué dans le circuit professionnel nord-américain de la NHL. Il porta le numéro 36 des Blues de Saint-Louis pendant trois saisons consécutives et disputa au total 144 matches entre le 10 mars 1992, date de sa première partie à Saint-Louis, et le 20 janvier 1995, date de son ultime rencontre à San José.

Fils de l’ancien international de renom Alain Bozon, il fut élu meilleur espoir français en 1984 puis meilleur joueur français en 1990. Il fut également la grande vedette de l’attaque tricolore, sous le maillot numéro 12, depuis les JO de 1988 à Calgary jusqu’à ceux de Salt Lake City en 2002.

Philippe Bozon porta également haut les couleurs du hockey français dans les championnats allemand et suisse jusqu’au terme de sa carrière survenue le 5 mars 2005, à l’âge de 38 ans.

Il fut élu au Hall of Fame de la Fédération internationale de hockey sur glace au mois de décembre 2007, en même temps que le Canadien Mario Lemieux et le Russe Igor Larionov notamment.

 

 JEAN FERRAND

Ancien gardien de but et président du club de Gap dans les Hautes-Alpes, Jean Ferrand fut le président emblématique du hockey sur glace français pendant treize ans, de 1970 à 1983. A ce titre, il représenta la France au sein du Council de l’IIHF avant d’être élu président de la Fédération française des sports de glace de 1983 jusqu’en 1990.

Unanimement apprécié par tous les dirigeants, « Jeannot » comme on le surnommait affectueusement, fut l’élément fédérateur indispensable du hockey sur glace français au moment où cette discipline fit sa mutation vers le professionnalisme dans les années 80.

 

 

 JACQUES LACARRIERE

Ancien défenseur international, Jacques Lacarrière fit son apparition chez les Tricolores à l’occasion des Jeux Olympiques de Saint-Moritz en 1928. Il devint capitaine de l’équipe de France en 1936 et 1937, mais il fut aussi le créateur du club légendaire des Français Volants de Paris à la grande époque du Vel’d’Hiv, juste avant la seconde guerre mondiale.

Jacques Lacarrière fut ensuite le président historique du hockey sur glace français qu’il dirigea comme un bâtisseur de 1946 à 1961. Père de l’ex-international Philippe Lacarrière et de son frère Thierry, il fut élu dans le Hall of Fame, le panthéon de la Fédération internationale de hockey sur glace, en 1998 un an après l’intronisation de Louis Magnus. Jacques Lacarrière fut également élu parmi les gloires du sport français en 2007 et la FFHG donna son nom au trophée qui est remis chaque début de saison à l’occasion du match des champions.

 

PETE LALIBERTE

Ancien joueur et entraîneur de l’ACBB avec qui il remporta à trois reprises la célèbre Coupe Spengler, le canadien Pete Laliberté, était un attaquant très spectaculaire qui devint ensuite la grande vedette du club de Grenoble où il déchaîna les passions et où il créa une véritable culture locale de hockey sur glace en formant de nombreux joueurs locaux.

Pete Laliberté, devint un personnage encore plus emblématique dans le hockey sur glace français en dirigeant l’équipe de France pendant une durée record de onze ans entre 1967 et 1978.

Son action continue en faveur de l’essor du hockey français, auquel il resta toujours fidèle, a fait de lui un acteur incontournable de son histoire.

 

LOUIS MAGNUS

Patineur complet, Louis Magnus remporta les quatre premiers titres de champion de France en patinage artistique attribués de 1908 à 1911.

Passionné également par le hockey sur glace, il fut un dirigeant important de l’ancien club des Patineurs de Paris avant de se lancer dans une uniformisation des règles de jeu dans toute l’Europe et de créer en 1908 la Ligue internationale de hockey sur glace qui deviendra par la suite l’IIHF.

Entré dans l’histoire du hockey mondial, Louis Magnus fut élu au temple de la renommée de l’IIHF en 1997. Par ailleurs, son nom fut donné en 1985 au trophée récompensant le champion de France (Coupe Magnus) et la compétition élite du hockey sur glace français porte également son nom depuis 2005 (Ligue Magnus).

Un temple de la renommée du hockey sur glace français a ainsi été créé. Les membres de la première promotion, désignés par vote d’un comité de sélection, ont été dévoilés le  20 janvier 2008 à Chamonix.

 

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

CLUB DE CHAMONIX

Le club de Chamonix fait partie du patrimoine historique du hockey sur glace français puisque sa patinoire est considérée par beaucoup comme le « temple » de cette discipline. En effet, le CHC détient le record absolu du championnat de France senior avec un nombre impressionnant de trente titres au total, le dernier ayant été remporté en 1979 sous la direction de l’entraîneur Camil Gélinas. Tous sports confondus, Chamonix possède le deuxième record en France, juste derrière le club de water-polo des Nageurs de Marseille (32 titres).

Par ailleurs, un grand nombre de hockeyeurs célèbres ont porté le maillot des « Chamois » puis des « Huskies » du Mont-Blanc parmi lesquels les légendaires pionniers Léon Quaglia et Albert Hassler, tous deux élus au temple de la renommée de la FFHG, mais aussi, plus tard, Bernard Deschamps, Alain Bozon, Calixte Pianfetti, Gilles Ranzoni, Alain Mazza, Philippe Rey, Luc Tardif, Christophe Ville, Christian Pouget, Philippe Bozon, Stéphane Barin, Fabrice Lhenry ou encore Pierre Pousse. La liste est beaucoup trop longue pour pouvoir l’énumérer entièrement…

C’est également dans le club de Chamonix que sont passés nombre  d'entraîneurs parmi les plus prestigieux de l’histoire du hockey sur glace français comme les canadiens Paul-Emile Provost (premier entraîneur national) et Camil Gélinas, le suédois Anders Kallur (vainqueur de la coupe Stanley à quatre reprises avec les Islanders de New York) ou le russe Vladimir Zubkov.

 

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