Dimanche 19 juin, la réforme des Commissions d’Organisations Sportives sera soumise au vote des clubs lors de l’Assemblée Générale 2011 de la FFHG. Fruit d’un an et
demi de travaux, de consultations et d’échanges menés par les membres de la Commission de réflexion sur le découpage géographique des C.O.S et la Direction Technique Nationale, cette nouvelle
organisation a pour objectif premier de replacer le joueur au cœur d’un cadre plus efficace et sécurisant sur le plan sportif, et ainsi lui permettre de mieux appréhender son évolution
et sa progression.
Afin de présenter cette réforme d’importance, recouvrant à la fois des problématiques géographiques, sportives, organisationnelles et budgétaires, et convaincre de son
intérêt, Luc Tardif ainsi que l’ensemble de l’équipe l’ayant pilotée sont allés à la rencontre des clubs au cours de 5 étapes régionales d’un « Tour
de France » débuté fin mars.
Cette démarche s’est ainsi matérialisée par l’organisation de réunions à Nancy (26 mars), La Roche sur Yon (2 avril), Caen (9 avril), Bourgoin-Jallieu (16 avril) et Boulogne-Billancourt (23 avril). Luc Tardif revient sur la genèse de ces rendez-vous : « Ce périple est d’une certaine façon venu clore 18 mois de consultation et de concertation auprès des Ligues et COS et il était important de venir présenter les grandes lignes de notre projet de réforme. Par ailleurs, j’avais pris l’engagement lors de la dernière Assemblée Générale de venir à la rencontre des personnes qui œuvrent au quotidien dans leurs clubs et sont régulièrement en contact avec la FFHG. Nous devons rester une fédération de proximité et c’est pourquoi j’ai également profité de ces rendez-vous pour revenir sur le fonctionnement fédéral, les missions et les moyens mis en œuvre. ».
L’occasion également de détailler la politique fédérale de formation qui prend corps avec les nombreux chantiers ouverts tels que notamment la reforme des championnats jeunes, le redécoupage géographique des COS, le Plan de Développement, le Parcours d’excellence Sportive, le dispositif sur les joueurs formés localement. « A la création de la fédération, le système de formation était vraiment le point faible et c’est pourquoi nous avons rapidement pris ce dossier à bras le corps. Il faut souligner à ce titre l’énorme travail de Gérald Guennelon et de ses équipes de la DTN, de la base au plus haut niveau. Le développement du hockey passe par là, par un travail en commun avec les clubs et leurs entraîneurs, une prise de conscience, un dialogue avec les staffs des équipes nationales » souligne Luc Tardif.
Des Bleu(e)s, il en a également été question lors de ce périple puisque la plupart des visites ont été associées à des rencontres de l’équipe de France. Une façon pour la fédération de permettre aux clubs de se réapproprier celle-ci. « Les équipes de France sont un outil de promotion, une vitrine de notre sport. Nous avons ainsi souhaité diversifier les lieux recevant les Bleu(e)s sur le territoire, sans a priori, et offrir ainsi à des clubs la possibilité de faire une première expérience d’organisation d’une rencontre internationale. Accueillir l’équipe de France permet également de fédérer et de mobiliser l’ensemble des acteurs d’un club et ses collectivités locales autour d’un projet commun. Les nombreux témoignages que j’ai recueillis montrent des personnes emballées par l’expérience et prêtes à la rééditer ».
Cette mobilisation et cet enthousiasme des bénévoles évoqués plus haut sont une chance pour le hockey sur glace, comme le souligne Luc Tardif. « Lors de ces 5 visites régionales, nous avons connu un taux de participation très fort. Les bénévoles des clubs se sont déplacés en nombre, parfois après de long trajets. Ils ont pu s’exprimer, partager leurs questionnements, avoir des explications sur un certain nombre de points. Les bénévoles sont le socle de l’activité fédérale et ils font preuve d’une réelle motivation autour des projets. C’est une vraie richesse pour notre sport ».
Parmi les bénévoles qui œuvrent au quotidien dans leurs clubs, Ligues ou COS et qui ont répondu à l’appel lors de ces rencontres se trouvait Philippe Fusiller, Président de Colmar. Présent lors de la première étape à Nancy, il a apprécié cette démarche: « C’est très important que le Président de la fédération aille vers les clubs car il exprime ainsi une reconnaissance du rôle que nous avons à jouer dans le développement du hockey. » Intervenante lors du rendez-vous de Bourgoin-Jallieu et membre de la commission de reflexion sur le découpage géographique des COS, Marie-Yvonne Girardin montre également sa satisfaction vis-à-vis de ces rencontres : « cette initiative a été très bien accueillie par les clubs car ils peuvent parfois avoir l’impression que la fédération étant à Paris, elle est loin de leurs préoccupations. Il était également important que les personnes présentes voient que le Président de la FFHG est un bénévole, comme eux, et que de nombreux bénévoles sont impliqués dans le cadre des projets fédéraux. » .
Des projets fédéraux sur lesquels les participants n’ont pas manqué de débattre et d’apporter leur réflexions. « Un des objectifs doit être de développer le nombre de surfaces de glace pour réduire l’éloignement qui peut exister au niveau d’une région. Il faut également s’intéresser de manière plus approfondie à la population « loisirs » car c’est un potentiel de développement pour notre sport » note ainsi Annick Le Duc, Secrétaire Générale du club de Bourgueil, présente à la réunion de la Roche sur Yon. Pour Philippe Fusiller, « il faut renforcer les dispositifs de développement du joueur et travailler de façon à donner plus de place aux joueurs formés en France dans les équipes élite. ». Marie-Yvonne Girardin insiste elle aussi sur la formation : « Tout passe par la formation. Celle des joueurs, des entraîneurs, des bénévoles. Il faut pérenniser les dispositifs en place, fidéliser les clubs et impliquer davantage les Ligues.»
Des débats d’idées enrichissants et de nombreux signes encourageants, de quoi envisager de renouveler cette démarche dans le futur : « Ces rencontres ont été un succès en terme de participation mais elles ont aussi été riches d’enseignements, à la fois pour la fédération et pour les clubs. Il est certes difficile de synchroniser les agendas de tout le monde mais on ne se privera pas de reconduire cette formule à moyen terme » conclut Luc Tardif.