Pierre Escolier, directeur commercial âgé de 47 ans et père de 2 enfants hockeyeurs, est Président du Stade Olympique de Chambéry Hockey sur Glace depuis avril 2008. Du 28 décembre au 2 janvier 2009, son club co-organisait le Championnat du Monde moins de 18 ans féminin à la Patinoire d’agglomération de la Capitale de la Savoie.
Pouvez-vous nous présenter votre club ?
Le club de Chambéry a été crée en 1972. Nous comptons à l’heure actuelle 179 licenciés avec une équipe engagée dans chaque catégorie d’âge, des moustiques jusqu’à la Division 2, exception faite de la catégorie espoirs. Ce chiffre est en augmentation régulière depuis 3 saisons et nous avons pour objectif d’atteindre les 190 licenciés à la fin de cette saison.
Quelle est l’origine de votre passion pour le hockey sur glace ?
Je travaille dans une société qui était partenaire des J.O. 1992 à Albertville et c’est à l’occasion de cette compétition que j’ai découvert le Hockey sur Glace de haut niveau à la patinoire de Méribel. Pour tout vous dire, un de mes fils qui est né en 1988 souhaitait faire du football comme grand nombre d’enfants de son âge. Nous l’avons laissé faire puis il s’est très rapidement tourné vers le Hockey sur Glace suite au J.O. Nous faisons partie de cette génération « 1992 ».
Qu’est ce qui vous a poussé à prendre des responsabilités au sein de votre club ?
Avant ma prise de fonction en tant que Président, j’étais déjà impliqué au sein du club depuis de nombreuses années comme membre du Bureau, personne en charge du sponsoring et bien évidemment en tant que parent de joueurs.
Ce qui m’a encouragé à devenir Président, c’est la volonté de faire prévaloir la vision d’un club dans sa globalité : hockey mineur, hockey majeur, parents, encadrants, bénévoles,…tous les maillons de la chaine qui forment l’ensemble du club doivent être pris en compte. Le projet global du club doit entraîner l’intérêt et l’adhésion de tout le monde.
Ce qui m’a poussé également c’est la certitude de pouvoir m’appuyer sur une équipe dirigeante expérimentée et soudée en qui j’ai confiance.
Quelles ambitions nourissez-vous pour votre club ?
Nous souhaitons développer et ancrer le hockey sur glace à Chambéry en s’appuyant sur le hockey mineur et la formation. Avec cette base et des jeunes qui restent durablement au sein de notre club, l’objectif est à terme d’accéder à la Division 1 au niveau seniors. La rénovation récente de notre équipement est un « plus » indéniable.
A ce titre, l’implication et la réactivité de Chambéry métropole dans la gestion de l’équipement est particulièrement motivante. Dès que nous demandons quelque chose, nous avons une réponse rapide, qu’elle soit positive ou négative. L’aménagement de nouveaux vestiaires serait pour nous le dernier maillon manquant à notre bel équipement.
Quel rôle a joué le club dans l’installation du Pôle France féminin à Chambéry ?
A l’époque des premières discussions avec Luc Tardif et Daniel Goury, je n’étais pas encore Président mais nous avons accueilli le projet avec beaucoup d’enthousiasme et nous avons pris le dossier à bras le corps. Nous nous sommes dit que ce pôle allait dynamiser le club, susciter l’intérêt des élus et en quelque sorte entraîner une spirale vertueuse. Nous ne nous sommes pas trompés.
Vos Impressions sur le championnat de D2 auquel participe votre équipe sénior ?
Le niveau de la Division 2 augmente année après année. Même si il existe de grosses cylindrées comme Lyon ou Brest, il s’agit d’un championnat assez serré. Dans la Poule Sud, les équipes classées de la 5ème à la 10ème place se tiennent en quelques points. Nous ne savons pas du tout à quelle position nous allons terminer la saison et c’est passionnant.
Quelles sont vos relations avec le club de Handball de Chambéry, un des grands noms de ce sport en France ?
Avec Alain Poncet, le Président du SOC Handball, nous nous connaissons très bien et nous entretenons de très bonnes relations. Il m’a même récemment confié que nous commencions à faire du bruit sur la scène Chambérienne. S’il existe une concurrence entre nos 2 clubs, elle est très saine car elle tire les 2 clubs vers le haut. Le club de handball a ouvert la voie et il a fait prendre conscience aux élus des bienfaits de la communication par le sport.
Qu’amène l’organisation d’un Championnat du Monde dans la vie d’un club ?
A une période de l’année où nous pensions qu’il serait difficile de mobiliser du monde, les bénévoles ont répondu présent en nombre et c’est particulièrement satisfaisant. L’événement a renforcé l’émulation au sein du club et il restera comme un très bon souvenir. Même si l’organisation engendre une somme de travail très importante, il nous a permis de sortir de la « routine » et il a constitué une très belle aventure humaine.
C’est une très bonne chose pour le club. Nous avons crée une dynamique avec cet événement qui vient s'ajouter au travail de fond réalisé au sein du club. Nous avons séduit pas mal de gens, dont les élus et les partenaires. Pour emprunter une image au rugby, nous avons marqué l’essai, il faut maintenant le transformer.