Chèr(e)s Ami(e)s,
A l’aube de mon second mandat, je peux tout autant mesurer le chemin parcouru que celui qui reste à parcourir pour que notre sport prenne toute sa place dans un paysage sportif français en complète mutation.
Un nouveau Comité Directeur a été élu à l’AG qui nous a réunis le 12 juin à Paris. Celui-ci va s’installer et se mettre au travail pour que cette mandature nous fasse franchir un palier supplémentaire, capable de rendre notre Hockey hexagonal plus fort sur ses bases, plus solide dans ses actions et mieux diffusé, que ce soit en termes de projets fédéraux, de pratique et de visibilité.
Tout au long du précédent mandat des gestes forts ont été posés pour affirmer notre volonté d’exister. Nous avons conforté la CNSCG, avec la mission ingrate de veiller au grain de la fiabilité financière des clubs et de l’éthique qui préside à toute compétition. Nous avons pu doter la FFHG d'une DTN issue de nos rangs, qui puise dans ses jeunes formateurs les forces de demain. Nous avons réussi le pari fou de remplir le POPB, pour une manifestation dont le succès a permis l’attention des programmateurs de salles (Arena de Montpellier, d'Orléans,...) pour d'autres projets. Le plan patinoire, dont la plus belle réalisation sera la construction du Centre Fédéral à Cergy – Pontoise. Notre indépendance a permis que nous soyons reconnus comme interlocuteur dans les instances nationales et internationales du sport. Notre équipe de France phare a su déjouer tous les pièges pour se maintenir dans un groupe A de plus en plus compétitif. Nos futurs cadres y engrangent de la confiance et de l’expérience.
D’autres sujets nous ont forcés à l’humilité. Les difficultés économiques, sporadiques, mais bien réelles, de certains clubs ont révélé les limites d’un tissu encore trop fragile. Les échecs de nos équipes de jeunes à l’international sont aussi le fruit d’un réseau de clubs et de formules de championnat à parfaire. Les limites de l’action fédérale conditionnée par un personnel fédéral qui se dévoue à la limite de ses possibilités sont désormais connues. Les partenariats sont difficiles à conquérir pour notre régie commerciale qui, pourtant, parvient à capter de nouvelles contributions.
Nous avions demandé à l’agence Kopilote de porter un regard neuf et sans concession sur nos championnats Ligue Magnus et Division 1 et leurs perspectives d’évolution. Le constat a été porté à la connaissance des clubs. Une Ligue Professionnelle ne sera pas à l’ordre du jour à court terme pour cause de modèles économiques des clubs trop fragiles, de risques trop grands. La structuration passera par une amélioration conduite selon la méthode éprouvée des petits pas et surtout se préoccupera de ne pas détacher le sommet de la pyramide (Ligue Magnus – Division 1) de sa base (le reste du tissu du hockey français).
Elle touchera quatre grands secteurs ; l’organisation des championnats ; le marketing et la communication ; la formation et les ressources humaines ; l’expertise, le partage et l’assistance aux clubs. Les travaux seront contenus au sein de la commission Ligue Magnus Division 1 et seront pilotés selon une méthodologie qui nous évitera les dispersions et les impasses.
D’autres chantiers s’ouvrent aussi, tout aussi fondamentaux. Parmi les principaux, le découpage des COS et la réorganisation sportive. Couplée à la réforme des formations et des labellisations de clubs nous en attendons une hausse significative des compétitions de jeunes et du niveau de celles-ci. L’arbitrage qui rejoint totalement la famille fédérale et dont les acteurs veulent grandir avec nous. Restent les équipes de France avec des objectifs que nous souhaitons ardemment atteindre, maintien dans le groupe A mondial, qualifications pour SOTCHI, avènement d’une nouvelle génération en gestation dans nos équipes U20 et U18.
Après l’euphorie de l’indépendance, nous sommes maintenant à l’heure des bâtisseurs, des fondations solides. Nous nous élancerons d’autant plus haut que nous aurons su poser les bonnes bases.
Bonne saison à toutes et à tous,
Luc Tardif
Président de la FFHG