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EDF Fem. Mondial. Que la compétition commence !

12 Avr 2026 00:51   /   A LA UNE, ACTUALITÉS, EQUIPES DE FRANCE

 

C’est parti pour nos Bleues !! Ce dimanche débute le championnat du Monde IIHF, Division 1, Groupe A pour nos Bleues. Comme lors des Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026, notre Équipe de France Féminine, démarre par le pays hôte, cette fois la Hongrie à la Vasas Jégescentrum de Budapest. S’en suivront ensuite cinq autres rencontre pour l’accession à l’Élite, la Norvège, l’Italie, la Chine et la Slovaquie.

Crédit photo : Xavier Lainé / FFHG


Six équipes en lice pour une place en Élite à la clé, la France tentera tout pour être la nation qui montera dans le premier groupe mondial. Ces tricolores attendent cela depuis 2023, de retrouver leur place parmi les dix meilleures sélections. Mais sur les deux années suivantes, la montée a échoué d’un rien, à un point près en 2024 qui laisse la France à la troisième place, tout comme en 2025, mais cette fois en terminant au quatrième rang. Les Tricolores auront bon espoir de faire pencher la balance de leur côté dans un championnat avec cette fois, une seule montée.

La Hongrie, la Norvège, l’Italie, la Chine, et enfin la Slovaquie, tel sera le tableau de bord des joueuses de Grégory Tarlé dans cette quête d’accession. Ce ne sont clairement pas des équipes inconnues pour nos Bleues qui ont eu des confrontations contre toutes ces équipes au cours des deux dernières saisons. Aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina pour l’Italie, au Tournoi des 4 Nations de Dunkerque contre la Hongrie et la Slovaquie, durant la préparation de ce Mondial, pour la Chine et la Norvège.

La Hongrie : Devant son public

On n’aurait presque plus besoin de la présenter, tant ces deux équipes se connaissent par cœur ! En Mondial, au Tournoi des 4 Nations, Françaises et Hongroises s’affrontent régulièrement chaque saison. Mais ce match aura un aspect un peu plus particulier en étant le match d’ouverture du pays hôte. Devant son public, l’équipe hongroise voudra faire oublier sa descente avec un changement d’entraîneur principal, Pat Cortina a été remplacé par son adjoint Delaney Collins. Si durant une certaine période, les Hongroises, neuvièmes au classement mondial semblaient intouchables, les Tricolores, 14èmes, ont depuis été cherchées de beaux succès contre cette équipe en matchs de préparation. Tout d’abord, en décembre 2024 à Odense, sur le score de 3-2 après tirs aux buts, puis à Dunkerque, sur cette même période un an après, et sur le même score après avoir été menées 2-0. Du côté des joueuses à surveiller, Reka Hiezl aura son mot à dire. À seulement 16 ans, elle a inscrit 82 points en 41 matchs de championnat aux Etats Unis, en U19U AAA, avant qu’elle rejoigne la NCAA, la saison prochaine. Lotti Odonoga sera aussi à surveiller. La défenseure de Skelleftea en SDHL (Suède) est actuellement la meilleure pointeure en sélection hongroise depuis le début de saison avec 15 points en 14 rencontres.

La Norvège : Retrouver l’Élite

Dès les deux premiers jours de compétition, la France hérite des deux sélections descendues du Mondial Élite. Comme la Hongrie, la Norvège était elle-aussi en première division la saison dernière. Contrairement à la première sélection, aucun changement n’a été procédé à la tête de la sélection norvégienne. Pour la troisième saison consécutive, André Lysenstøen est l’entraîneur de l’Équipe Féminine de Norvège. Par-rapport aux autres sélections jouées sur ces deux dernières saisons, les Scandinaves ont été les dernières jouées par les Bleues. C’était lors du Mondial à Klagenfurt en 2024, où les Norvégiennes avaient remporté un match décisif pour leur montée 4-3 après tirs aux buts, avec une avance de trois buts dans le premier tiers. C’est à nouveau dans la séance de tirs aux buts que le match de préparation s’est soldé en faveur des adversaires, ce jeudi, après un score de 2-2 dans le temps réglementaire. Championne avec Brynäs en Suède, la gardienne Ena Nystrøm ne devra pas être mise en confiance. Elle faisait partie des trois meilleures joueuses de sa sélection lors du dernier Mondial et a été très importante dans la rencontre amicale contre les Bleues avec 52 arrêts, 27 rien que dans le tiers médian. Offensivement, Andrea Dalen est aussi une pièce majeure de l’équipe. Vice-championne de SDHL en Suède, cette saison, elle avait été élue meilleure joueuse norvégienne pour la quatrième fois, la saison dernière.

L’Italie : Les retrouvailles des Jeux Olympiques

Il y a un peu plus de deux mois, la France et l’Italie inauguraient le tournoi de hockey des Jeux Olympiques d’Hiver de Milan-Cortina. Un début compliqué pour notre Équipe de France Féminine qui s’inclinait 4-1, mais qui finira bien en accrochant un point historique contre l’Allemagne. Les Italiennes ont pu capituler dessus pour se hisser jusqu’en quarts de finale, battues par les États-Unis 6-0. Deux mois plus tard, les deux équipes se retrouvent dans un contexte totalement différent, avec le Mondial. Une compétition qu’avait bien appréciée la Squadra Azzurra, la saison dernière, en étant l’équipe promue en D1A pour ce championnat du Monde 2026. Le pays frontalier de la France pouvait difficilement rêver mieux avec cinq victoires en cinq rencontres, 31 buts inscrits et 0 encaissé. Ses attaquantes, déjà performantes dans la compétition internationale, l’ont été tout autant durant les Jeux Olympiques. Auteure de 11 points à Dumfries en avril dernier, Mathilde Fantin est la quatrième meilleure buteuse des Jeux Olympiques, avec trois réalisations. Kristine Della Rovera avait inscrit sept points au Championnat du Monde, quatre cet hiver pour terminer meilleure pointeuse de la sélection italienne.

La Chine : Un adversaire toujours accrocheur

Les deux dernières confrontations l’ont montré, la Chine est une équipe accrocheuse au tableau d’affichage. Et pourtant, sur la glace, la France ne laisse aucune chance aux Chinoises, avec 51 tirs à 21 au Mondial à Shenzhen, et là encore au match de préparation avec 50 tirs à 15. Mais au final, les Bleues l’ont emporté 3-2 après tirs aux buts il y a un, et là sur le même score mais dans le temps réglementaire, en revenant deux fois à égalité, avant de prendre l’avantage définitif. Pour leur championnat du Monde, les Chinoises avaient accroché la victoire 2-1 face aux Pays-Bas pour leur permettre de se maintenir. Le reste avait été plus compliqué avec trois matchs sans marquer le moindre but, 0-4 contre la Slovaquie, 0-3 face à l’Autriche et 0-1 contre le Danemark, alors que deux ans avant, cette même nation était en Élite. L’Empire du Milieu a la particularité d’avoir toutes ses joueuses au sein même du pays. Les 22 joueuses sont réparties dans les différents clubs : Kunlun Red Star, Beijing, Hebei, Qiqihar et Sichuan. Seule Jiahui Zhan fait figure d’exception en jouant en NCAA, au Darmouth College. Elle avait d’ailleurs réalisé une grosse dernière compétition internationale à Shenzhen, avec 94,12% d’arrêts, quatrième meilleure gardienne dans ce domaine, mais à seulement 0,05% du rang au-dessus.

La Slovaquie : Une revanche à prendre

Pour la deuxième année consécutive, la Slovaquie est présente dans le Mondial D1A. La saison dernière, tout juste promue, elle avait fait sensation en se hissant à la troisième place, au point de faire partie des deux équipes qui ont battu la France sur cette édition, 4-1 lors du second match. Les Bleues auront à cœur de prendre leur revanche pour aller chercher cette première place, synonyme de promotion. La dernière rencontre entre les équipes est porteuse d’espoir ! À Michel Raffoux, dans l’enceinte d’Estelle Duvin, les joueuses de Grégory Tarlé avaient conquis le public présent en l’emportant 5-3. Marie-Pierre Pélissou retrouvera sa coéquipière du HC Davos, Lucia Haluskova. Meilleure marqueuse de la sélection l’an dernier au Mondial, elle fera partie des principales armes, elle qui a terminé première pointeuse du club avec 19 points en 28 rencontres de saison régulière. Derrière, Barbara Kapicakova sort aussi d’une grosse saison en Suède, avec 70 points cumulés sur les 23 matchs avec Leksands.