Raconte tes premières fois avec Anaïs Peyne–Dingival et Clémence Boudin
02 Avr 2026 18:17 / A LA UNE, ACTUALITÉS, EQUIPE DE FRANCE SENIOR FEMMES, EQUIPES DE FRANCE
Âgées de 18 et 17 ans, Anaïs Peyne–Dingival et Clémence Boudin font partie des benjamines de l’Équipe de France Féminine ! Elles nous racontent leurs premières fois dans le hockey, de leurs premiers pas sur la glace jusqu’à la sélection en Bleues.
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Ta première fois avec une crosse
Anaïs Peyne—Dingival : Je pense que j’avais 3 ou 4 ans, donc cela remonte à très longtemps. Mon frère faisait du hockey donc je voulais tout faire comme lui. Je suis tout de suite tombée amoureuse de ce sport.
Clémence Boudin : Pour moi, c’était un peu plus tard, c’était vers 6-7 ans. À la fête de l’école, il y avait un stand, donc j’ai pu essayer. Ensuite, j’ai été dans mon club à Saint-Gervais, j’ai fait les portes ouvertes, et j’ai adoré !

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Ton premier entraînement
Anaïs Peyne—Dingival : Au début, on t’apprend juste à patiner. J’étais à Compiègne et j’ai eu des supers coachs. Ils m’ont vite appris à évoluer, à bouger vite sur les patins. Je voulais toujours faire la course, aller super vite. Plus tard, on apprend à manier la crosse.

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Clémence Boudin : C’était pareil de notre côté. J’ai eu aussi des entraîneurs super sympas. Quand on est petite, c’est vraiment du patinage, et des jeux en groupe. Tu joues avec les copains, et c’est génial.
Votre première confrontation
Anaïs Peyne—Dingival : Je pense qu’on n’a jamais joué contre, car elle vient de Saint-Gervais, et moi de Compiègne. Mais la première fois qu’on a joué ensemble, cela devait être en Équipe de France U16. Je ne suis pas sûr qu’on jouait sur la même ligne, donc je n’ai pas trop de souvenirs (rires).
Clémence Boudin : Je n’ai pas le souvenir de la première fois, mais je me rappelle de nos challenges au Pôle.
« On a passé deux années ensemble. Ce n’était que du bonheur. »
Anaïs Peyne—Dingival : Quand on a commencé à jouer ensemble, un peu sur la même ligne en U18 ou au Pôle France, on se challengeait beaucoup à l’entraînement. On est toutes les deux des joueuses très compétitives.
Clémence Boudin : On amène de l’émotion dans notre jeu, il y avait de la « bagarre » entre nous, ça nous a permis de beaucoup progresser ensemble.
Vos moments au Pôle France
Anaïs Peyne—Dingival : On a passé deux années ensemble. Ce n’était que du bonheur. Cette idée de challenge entre nous, avec d’autres joueuses aussi bien sûr, nous a vraiment aidées à progresser.
Clémence Boudin : Cela nous a poussées dans notre jeu, à créer autre chose. J’ai adoré aussi.
Anaïs Peyne—Dingival : Nos duels de crosses étaient meilleurs, on était plus solides dans nos duels. Cela a contribué à ce qu’on en soit là aujourd’hui.

Crédit photo : Bruno Gouvazé
Votre première sélection en Équipe de France Seniors
Anaïs Peyne—Dingival : Ma première sélection était au Championnat du Monde en Chine (2025). Je n’avais fait aucun stage de la saison et là Greg (Grégory Tarlé) m’a appelé pour me dire qu’il allait me convoquer. Je m’en rappelle, c’était un samedi. J’ai tout de suite appelé ma mère pour lui dire que j’allais en Equipe de France (rires). J’étais trop contente ! Il y avait quand même un peu de stress, surtout d’arriver directement dans un championnat du Monde. Je suis arrivé là-bas, je me suis donné à fond, et je n’ai pris que du plaisir. J’ai eu un peu de temps de jeu, donc c’était vraiment sympa.
Clémence Boudin : « C’était plus traditionnel » de mon côté. J’ai fait les stages élargis, et avec de bons tests, j’ai été prise dans les rassemblements. J’étais forcément très contente et surtout une récompense du travail fait depuis plusieurs années. J’ai quand même été surprise que ça soit aussi tôt, surtout sur une année olympique. Je me suis dit que ça allait se resserrer assez vite et que ça allait être compliqué pour entrer dans l’équipe, mais finalement ça l’a fait. Je suis contente d’être dans le groupe, et de partager ça avec Anaïs.
« Le temps s’est suspendu sur le banc, c’était incroyable. »
Anaïs Peyne—Dingival : En plus, on a commencé à jouer ensemble sur la même ligne avec Lore (Baudrit) en Allemagne, et on a mis notre premier point ensemble, contre la Slovaquie. C’était vraiment le bonheur.
Le premier but de Clémence sur l’assistance d’Anaïs
Anaïs Peyne–Dingival : Comme on fait partie des plus jeunes de l’équipe, on veut apporter de l’énergie, de la fraîcheur à l’équipe. Comme à notre habitude, on continue de batailler fort et ça a été récompensé.
Clémence Boudin : C’était vraiment bien de marquer. Ça part d’un engagement en zone offensive sur la ligne avec Lore et Anaïs. Anaïs réussit un bon jeu derrière la cage en protection, et je réussis ma bataille devant la cage. J’étais surprise de ce but car la gardienne était à son poteau, et il n’y avait pas du tout d’espace. En fait, je n’ai même pas vu le palet entrer au fond dans le but (rires). Et c’est Anaïs qui me saute dans les bras, mais je ne comprenais pas ce qui se passe (rires).
Anaïs Peyne—Dingival : J’étais derrière la cage donc j’ai vu le palet au fond des filets. Et là, c’était fou, j’ai sauté sur Clemence.
Clémence Boudin : Moi, je la regardais, et je lui dis « j’ai marqué ? » (rires ensemble). Elle me dit oui. Le temps s’est suspendu sur le banc, c’était incroyable.

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Votre intégration dans le vestiaire
Anaïs Peyne—Dingival : J’y suis arrivé dedans en Chine en avril dernier. Les « anciennes » m’ont directement accueillies à bras ouverts. Elles m’ont soutenu que ça soit par des encouragements à l’entraînement, mais aussi pendant les matchs. Elles sont venues directement me parler pour en apprendre plus sur moi, bien que j’en connaissais déjà certaines. Franchement très sympa !
Clémence Boudin : « Quand t’es jeune, s’intégrer avec des joueuses plus âgées, est assez impressionnant. Tu te sens encore comme une enfant. Mais après, elles sont super sympas et on s’est vite intégrées. Maintenant, c’est fait (sourires).
















