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EDF U20 – O.Dimet « On a la volonté de remonter de Division »

31 Août 2026 12:18   /   A LA UNE, EQUIPE DE FRANCE U20 HOMMES, EQUIPES DE FRANCE

 

De retour de stage à Riga avec les U20 Masculins, Olivier Dimet fait le bilan de celui-ci et évoque les échéances futures de cette Équipe de France. Champion de France avec Bordeaux l’an passé, l’entraîneur tricolore n’en reste pas moins tout autant ambitieux en club. Découvrez son interview !

Crédit photo : FFHG


Olivier, tu sors d’un tournoi à Riga avec l’EDF U20 Masculine avec une quatrième place à la clé. Quel bilan en tires-tu ?

Dans l’ensemble, on est satisfaits de ce qu’ont montré les joueurs à Riga. L’objectif était de mettre en place nos principes de jeu et d’évaluer les joueurs en situation de match. On a davantage mis l’accent sur la philosophie de jeu voulue que sur le résultat. On a gagné deux rencontres et perdu deux autres, mais l’important, c’est le contenu proposé et le comportement de l’équipe. C’est de bon augure pour la suite de la saison.

J’ai senti les joueurs pleinement concernés par cette mission

Vous avez fait deux semaines de stage à Cergy avant de partir à Riga.  C’était important de faire ces deux regroupements ?

La préparation s’est déroulée en trois phases, avec des objectifs différents. La première, fin juillet, était vraiment un stage de reprise. On en a profité pour effectuer des évaluations, aussi bien physiques que sur la glace, afin de faire le point sur l’état de forme de chacun. Lors du deuxième stage à Cergy-Pontoise, on a commencé à mettre en place notre identité, notre philosophie et nos principes de jeu, pour arriver à Riga dans les meilleures conditions. C’était une très bonne chose d’avoir plus de quinze jours ensemble. On a posé les premiers jalons de ce qu’on veut mettre en place pour le Mondial en décembre, qui sera notre échéance principale.

Comment as-tu senti le groupe sur cette reprise globale ?

Je l’ai très bien senti. Les joueurs étaient prêts physiquement et motivés. Après notre échec de la saison dernière, on aborde une année importante, avec la volonté de remonter de division. On sait que ce ne sera pas simple, mais j’ai apprécié le travail fourni durant cette préparation et j’ai senti les joueurs pleinement concernés par cette mission. On va continuer dans cette dynamique en novembre, lors du tournoi des 4 Nations, avant d’enchaîner directement avec le Mondial. Il reste peu d’échéances pour se préparer, mais ce qu’on a vu sur cette préparation estivale est encourageant.

Crédit photo : Latvia Hockey Federation

Quel va être l’objectif pour les Bleuets au Mondial ?

Il y a eu beaucoup de déception la saison passée, avec cette descente. On change de statut en passant en D1B : on était outsiders en D1A, on a désormais une étiquette de favori en D1B. Même si chaque match sera compliqué, il faudra aller en Pologne avec de l’ambition : celle de performer, de challenger et, effectivement, d’essayer de remonter dès cette saison. Pour y parvenir, il faudra s’appuyer sur le processus. C’est ce qu’on met en place depuis le début de la préparation et ce qu’on continuera à travailler en novembre, afin d’être à 100 % au championnat du monde.

Avec les Boxers de Bordeaux, tu as effectué aussi la reprise. Comment s’est-elle passée ?

À l’image des Bleuets, la reprise avec les Boxers de Bordeaux s’est faite en deux phases. La première s’est déroulée à Anglet début août, notre patinoire étant indisponible en raison de la mise aux normes des balustrades pour la CHL. On est de retour à Mériadeck depuis le 17 août. Les entraînements se passent bien et le groupe est très motivé après une saison exceptionnelle et historique. C’est une nouvelle saison qui démarre, avec de beaux challenges qui nous attendent.

Notre série de onze victoires consécutives a été un tournant

La saison dernière, après sept saisons au club, tu rapportes le premier titre de champion de France. Quelle a été ta première réaction par-rapport à cela ?

Il y a eu beaucoup de bonheur et de fierté. Mais cela vient récompenser avant toute chose le travail accompli depuis de longues saisons au sein du club. On sait que les choses se font et se construisent avec le temps. En début de saison, comme beaucoup d’équipes, on avait l’ambition d’aller le plus haut possible. Ce qui nous importait, c’était le processus et la façon dont on allait jouer. On s’est construits durant l’année, avec un début de saison très compliqué, en étant derniers mi-octobre. Au fur et à mesure, on est remontés pour finir en apothéose avec des playoffs de très haut niveau. C’est la récompense de tout un club : les joueurs, le staff, l’organisation et les supporters.

Crédit photo : Boxers de Bordeaux

Tu en parles, Vous aviez vécu un début de saison délicat avec une dernière place après 10 journées. Comment on remobilise le groupe après cela ?

En toute franchise, en interne, on n’était pas spécialement inquiets. On avait pas mal de blessés, notamment Quentin Papillon dans la cage. Mais le contenu de nos matchs n’était pas mauvais, même si les résultats n’étaient pas là. On a fait en sorte de travailler encore plus fort et de garder le bon état d’esprit qui était présent au sein du vestiaire. On s’est mis dans notre bulle, car il y avait beaucoup de critiques. Il y avait la volonté de protéger l’équipe et de continuer à travailler. Les résultats sont venus par la suite, avec une bonne dynamique et onze succès consécutifs. Cette adversité vécue en début de saison nous a justement servis à la fin. Cela a rendu le groupe plus fort, et on l’a vu en playoffs. C’est ainsi qu’on a décroché le premier titre, grâce à notre force collective.

Tu t’attendais à ce titre ? À quel moment as-tu pensé que c’était possible ?

Comme tout compétiteur, on attaque une saison avec de l’ambition. À Bordeaux, on construit les choses depuis sept ans pour vivre ce genre de moment. Mais on était aussi très lucides : on n’avait pas un statut de favori, d’autres équipes l’avaient davantage par leur expérience et surtout par la qualité de leur effectif. On a travaillé fort et construit les choses match après match. Notre série de onze victoires consécutives a été un tournant, car elle nous a donné beaucoup d’espoir et de motivation pour continuer sur le chemin qu’on s’était tracé. Et, au moment des playoffs, j’ai senti mon équipe investie d’une mission : offrir ce premier titre au club et à nos supporters.

Les Boxers vont vivre leur première campagne européenne.  Qu’est-ce que tu ressens en étant le coach de la première équipe bordelaise à aller en CHL ?

C’est un honneur et une grande fierté. Jouer la Champions Hockey League est historique pour le club. C’est une récompense pour le travail réalisé depuis plusieurs saisons et, bien sûr, pour le titre de champion de France. Mais c’est aussi un nouveau défi. Nous allons découvrir ce qui se fait de mieux sur la scène européenne. C’est une opportunité incroyable pour les joueurs, le staff et l’organisation de continuer à progresser.

On veut vivre chaque moment pleinement

Quel est l’état d’esprit de l’équipe avant cette nouvelle saison et la découverte de cette compétition ?

Je sens l’équipe motivée et désireuse de faire une saison pleine. Gagner donne envie de revivre ces émotions. Mais on connaît tous la difficulté de la tâche. On sait tout le travail et tous les efforts que cela demande au quotidien. Pour la CHL, on est impatients de vivre cette compétition. Notre premier objectif sera d’apprendre et de progresser à chaque match. On espère pouvoir challenger et compétitionner face aux meilleures équipes européennes. Il va falloir augmenter nos standards et être plus exigeants.
Si nous sortons de cette compétition avec une équipe plus forte, plus expérimentée, et avec le sentiment d’avoir représenté Bordeaux et le hockey français avec fierté, alors ce sera une vraie réussite.

Au sein du groupe et des supporters, l’attente est différente par-rapport aux autres saisons ?

Non, je pense qu’il faut rester les pieds sur terre et ne pas s’enflammer. Ce qu’il s’est passé la saison dernière est historique et exceptionnel ! Je ne dirais pas que c’est un exploit, car on a travaillé pour cette réussite, mais on sait qui on est et ce qu’il faut faire pour performer au quotidien. Le résultat est une chose, mais la façon d’y parvenir en est une autre. C’est le processus qui amène au résultat. Aujourd’hui, on est davantage concentrés là-dessus, sur l’attitude à avoir pour pouvoir performer le jour du match.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour cette saison ?

(Rires) Une fin de saison aussi belle que celle qu’on a vécue l’année passée. On veut vivre chaque moment pleinement et continuer à faire progresser les Boxers de Bordeaux.