CDF - Finale. Lhenry-Mortas, quand rivalité rime avec amitié

Publié le vendredi, 14 février 2020 16:00

Fabrice Lhenry, entraîneur de Rouen, et Anthony Mortas, entraîneur-adjoint d’Amiens, se connaissent parfaitement. Ayant seulement deux ans d’écart, l’ex-gardien et l’ex-attaquant se sont longtemps côtoyés en Équipe de France, participant ensemble à 8 Mondiaux et 2 Jeux Olympiques. Côté clubs, ils ont été adversaires durant 13 saisons dans le championnat de France élite. Rencontre avec ces deux figures du hockey français, à l’approche de la finale de Coupe de France opposant les Dragons aux Gothiques, ce dimanche 16 février à l’AccorHotels Arena.

Propos recueillis le vendredi 7 février.
 

Entre la qualification pour la finale de Coupe de France et les premiers rôles joués en saison régulière de Synerglace Ligue Magnus, on peut dire que les voyants sont au vert pour les Dragons et les Gothiques ?

Fabrice Lhenry : On tourne bien depuis le mois de décembre. Après un début de saison un peu compliqué, on a réussi à remonter au classement. Nous n’avions pas de Coupe d’Europe à jouer cette année donc la Coupe de France représentait un véritable objectif principal. C’est toujours compliqué de se qualifier à chaque tour sur un seul match, mais c’est aussi ça la magie de la Coupe. Les joueurs ont bien adhéré au projet et ont fait tout ce qu’il fallait pour aller au bout. Maintenant, il reste à remporter cette finale !

Anthony Mortas : De notre côté, c’est un peu l’inverse. On a démarré la saison en « marchant sur l’eau » et en enchaînant les victoires. On savait que la réussite allait tourner à un moment et le mois de janvier s’est révélé plus difficile, avec un effectif pas épargné par les blessures. On a quand même réussi à se maintenir dans le Top 4 et à se qualifier pour la finale de Coupe de France, dont nous avons le titre à défendre. Les joueurs se rappellent des moments de liesse de l’an passé et ont envie de les revivre, qui plus est dans une AccorHotels Arena qui s’annonce remplie (ndlr : la finale se jouera à guichets fermés).


Que représente une finale de Coupe de France à l’AccorHotels Arena pour un hockeyeur français ?

FL : C’est la fête de l’ensemble du hockey français dans la plus belle patinoire de France. Il faut qu'elle perdure car c’est un très bel événement, qui peut faire parler de notre sport. Les multiples diffusions TV prévues sont d’ailleurs une excellente chose. Tout le monde a envie d’être acteur sur ce match. Les joueurs travaillent tous les jours pour vivre des instants comme cela. C’est une superbe récompense.

AM : La Coupe de France est un bonus, un aparté dans le quotidien du championnat. À chaque tour, c’est un peu comme un match 7 de playoffs. On doit jouer un hockey total et il peut y avoir des surprises. Je n’avais jamais eu la chance de disputer une finale en tant que joueur, l’an passé j’ai découvert cela en tant que coach adjoint. Et j’aimerais bien revivre des émotions aussi fortes !
 

Et quel regard portent les joueurs étrangers sur cet événement si particulier dans la saison ?

AM : Ils adorent ! La plupart de nos joueurs n’ont ou n'avaient évolué que dans des enceintes de 3 000 ou 4 000 personnes. Là, on est confronté à plus de 13 000 spectateurs, ce qui est quasiment unique dans leur vie de sportif. Quand on va jouer chez des clubs de D2 ou D3 dans les tours précédents, ils peuvent être parfois surpris des infrastructures : on leur explique que le chemin est un peu sinueux mais que l’aboutissement est magique. La Coupe de France fait vraiment partie du projet amiénois depuis deux ans.

FL : Nous aussi, on explique dès le début de saison le fonctionnement de la Coupe de France et jusqu’où cela peut nous emmener. Tous ceux qui ont déjà connu cet événement veulent y retourner et l’expliquent aux autres, donc cela fait effet boule de neige. Ils savent en plus que c’est la même patinoire que lors du Championnat du Monde à Paris, donc ils connaissent bien le lieu.


D’après vous, sur quoi peut se jouer cette finale ?

FL : Les joueurs devront d’abord faire abstraction de cet environnement si particulier pour bien rentrer dans le match. La discipline sera importante face à l’un des meilleurs powerplays de la SLM. Et sur un match sec, il faut aussi de la réussite pour l’emporter, d’autant que les deux équipes sont vraiment proches et se connaissent très bien. 

AM : Je rejoins ce que dit Fabrice. À mon avis, cela va être un match très serré et tactique. Avec deux belles défenses de chaque côté et deux excellents gardiens, cela peut se jouer sur un seul but… On l’a vu dans les deux matches à Amiens, où à chaque fois un seul but a été marqué lors les deux premiers tiers...

FL : Vous pouvez donc dire aux supporters de ne venir qu’à partir du 3ème tiers ! (rires)


Comment prépare-t-on un tel événement ? Est-ce que le fait que ce soit un derby change la donne ?

FL : C’est à chaque fois plus motivant de jouer face à Amiens. C’est un match important pour le club, les supporters, et toujours très engagé. Cela crée donc un bel engouement supplémentaire... Pour une finale ce n’est jamais très compliqué de motiver les joueurs, qui ont l’occasion d’ajouter une ligne à leur palmarès. Auparavant, il faudra bien négocier la reprise après la trêve et se concentrer sur les matches de championnat, ne pas brûler les étapes (ndlr : mardi, Rouen a battu Angers 5-1).

AM : Les derbys, pour nous les coachs, ce ne sont pas les matches qui demandent le plus d’effort pour aller chercher la concentration des joueurs. Ils adorent affronter Rouen, qui est un rival historique. Cette semaine, on a deux matches à la maison avant d’aller à Paris (ndlr : mardi, Amiens a perdu contre Nice 4-1). On va tâcher de faire ce qu’on a réussi l’an passé, c’est-à-dire ne pas parler de la finale avant d’être sur place. J’avais été agréablement surpris par cette faculté du groupe.


Quelles sont les différences de préparation entre joueur et coach ?

FL : Coach c’est beaucoup d’heures de travail et de vidéo. J’aimerais en faire encore plus individuellement mais je manque de temps. On essaye de préparer notre équipe au maximum, de donner aux joueurs toutes les cartes en main. On doit faire les bons choix tactiques en fonction de l’adversaire mais aussi répéter nos systèmes de jeu pour amener de la confiance et de la fluidité. Surtout dans des événements comme cela où ils ont besoin de repères.

AM : Pour moi la grande différence c’est le facteur stress. Quand j’étais joueur, je n’en éprouvais pas, je jouais sans vraiment me poser de questions. En tant que coach, on s’en pose constamment et on essaye toujours d’améliorer le moindre détail. Le cerveau n’est jamais vraiment au repos.
 

Selon vous, quelle est la plus grande qualité pour un coach ?

AM : C’est de savoir tirer le meilleur parti de chaque joueur. Fabrice disait qu’il aimerait en faire davantage avec la vidéo individuelle. Je partage cet avis. Notre but doit être de tirer la quintessence d’un individu au profit du groupe. Peu importe la qualité du joueur, il faut réussir à l’intégrer dans la meilleure position possible au sein du collectif, qu’il assimile bien son rôle et qu’il s’y épanouisse.

FL : Je rejoins Anthony sur la gestion des rôles de chaque joueur. J’ajouterais qu’il faut savoir motiver son équipe avant chaque match, que tous les joueurs se sentent concernés et comprennent le message. C’est dur à faire mais c’est un point-clé.


Si vous ne deviez n’en garder qu’un, quel serait le souvenir marquant en équipe de France ensemble ?

FL : Salt Lake City 2002. Et je laisse Anthony expliquer pourquoi…

AM : Entièrement d’accord. C’est vrai qu’on a vécu une expérience incroyable aux Jeux Olympiques. Niveau sportif, c’était compliqué pour l’équipe de France de bien figurer. Mais en parallèle, on était un groupe très soudé et on a pu profiter de l’ambiance si particulière des JO. Ce sont des instants gravés à vie.
 

Même question, mais en tant qu’adversaires dans le championnat français ?

AM : Là, je laisse Fabrice répondre je sais qu’il va s’enflammer…

FL : Et bien… Tu risques toujours de me mettre un but non ?

AM : Voilà, Fabrice pense que dans toute sa carrière je ne lui ai jamais mis un but. À chaque fois qu’il faisait un arrêt, pour lui c’était incroyable ! (rires)

FL : Plus sérieusement, j’ai vraiment le souvenir d’Anthony à ses débuts à Reims, alors que je jouais à Chamonix (ndlr : saison 92/93). On se disait déjà que « ce petit jeune avec sa grille » pourrait devenir très bon. Et il l’a bien démontré par la suite, avec une belle et longue carrière.

AM : Pour ma part je me rappelle de Fabrice comme un gardien usant pour les attaquants adverses, comme on n’en fait plus, capable de petits contacts mais toujours assez subtil pour ne pas être pénalisé. Au fil des années, on est devenu ami et un challenge s’est mis en place : si je marquais, il me devait un restaurant et inversement. Je dois avouer que je suis légèrement en déficit…

FL : Et ça continue en tant que coach aujourd’hui ! (rires)
 

Hormis le résultat de dimanche, avez-vous un message à vous adresser l’un l’autre ?

FL : Même s’il y a une grande rivalité entre Amiens et Rouen, on est content de voir les Gothiques revenir au plus haut niveau. Les relations entre les deux staffs sont très bonnes. C’est important car même si on est adversaire pendant le match, c’est toujours bien d’échanger avec les autres coachs. On s’appelle régulièrement, c’est agréable de travailler de cette manière

AM : C’est en effet important que les coachs puissent échanger, s’entraider et faire avancer la cause du hockey. La rivalité Amiens-Rouen est très saine et c’est bien que les deux clubs luttent au plus haut niveau. Durant 60 minutes ou un peu plus, on ne va pas être très ami, c’est certain, mais dès la fin du match, on le redeviendra, peu importe le résultat. 
 

Enfin, un petit mot pour vos supporters ?

AM : Faites du bruit ! Il faut que les Amiénois gagnent le match des tribunes pour aider les joueurs sur la glace à être performants.

FL : J’espère voir beaucoup de jaunes garnir les tribunes de l’AHA ! On compte sur vous pour nous supporter pendant tout le match, tout en respectant l’équipe adverse.
 

© photos : Xavier Lainé / FFHG ; Christophe Delaville / RHE76 ; Léandre Leber / GazetteSports.fr


Finale à l'AccorHotels Arena

Pour la 13ème fois de son histoire, la finale de Coupe de France se jouera à l'AccorHotels Arena de Paris ! C'est LE rendez-vous annuel incontournable du hockey-sur-glace français. L'équipe qui en sortira vainqueur soulèvera le Trophée Pete Laliberté. 

Date : Dimanche 16 février 2020

Affiche : Rouen - Amiens

Horaire : Coup d'envoi du match 15h00, début des animations 13h00

Billetterie : COMPLET. Il n'y a plus de place disponible à la vente. 

Placement des supporters :

  • Rouen côté Parvis / Tribunes B-A-U-T
  • Amiens côté Seine / Tribunes I-J-K-L

Réagissez au déroulement de la compétition sur les réseaux sociaux avec #CdFHockey.

 Visuel Finale CDF 2020

 

Diffusion TV/WEB


À suivre en direct dès 15h sur :

À suivre en différé dès 18h sur :

  • TV : la chaîne Sport en France (Canal 174 avec Orange, Canal 192 avec Bouygues, Canal 190 avec Free et Canal 129 avec SFR)

 

Animations et infos pratiques

Venez dès midi sur le parvis pour assister à l'arrivée des équipes à l'AccorHotels Arena ! À 12h15, les Dragons de Rouen feront leur apparition, suivis 15 minutes plus tard par les Gothiques d'Amiens.

Animations à disposition dans le grand hall dès 13h00 :

  • Exposition du Trophée Pete Laliberté,
  • Mise à dispotion d'équipements et d'un banc de vestiaire de l'Équipe de France,
  • Stand de maniement du palet. 

Et pour participer à l’aventure d’encore plus près, découvrez l’ application web dédiée à la finale de Coupe de France ! Elle vous permettra d'échanger des messages, passer en photo sur les écrans géants, et gagner de nombreux cadeaux en répondant à des quiz. Inscrivez-vous dès aujourd'hui sur hockeyfrance.fan.best

Cliquez ici pour accéder à l'application dédiée à l'événement

 

Pour se rendre à l'AccorHotels Arena, les possibilités sont multiples :

- Par métro : station Bercy (ligne 6 et 14) pour arriver juste en face du lieu-dit. ll est aussi possible de descendre à l'arrêt Quai de la Gare (ligne 6) et de traverser le Pont de Bercy pour arriver devant l'arène.

- Avec le RER A : station Gare de Lyon. Il faut ensuite se diriger vers la sortie 2 "Ministère de l'Économie et Finances". Une fois dehors par le biais de l'escalator, il faut aller tout droit en direction du Ministère qui se situe juste avant l'arène (5 minutes à pied).

- Par bus : arrêt Gare de Paris-Bercy (ligne 24 et 87).

- Par voiture : le parking de l'AccorHotels Arena est accessible au 85, rue de Bercy et vous accueille dès l'ouverture au public et 1h après le show. Les billets de parking sont disponibles uniquement sur réservation préalable en ligne, au tarif de 20€ (lien ici). La hauteur de votre véhicule doit être inférieure à 1m90. 

Comment venir à l'AHA

 

Afin de s'orienter rapidement vers votre porte d'entrée, veuillez prendre connaissances des informations suivantes :

- Pour les spectateurs munis d'un billet Gradin, Balcon ou Corbeille, l'entrée se situe au Grand Hall (n°3 sur le plan).

- Pour les spectateurs munis d'une entrée Loge ou Salon, il est convenu de se rendre à l'entrée dédiée (n°4 sur le plan).

Parking et accès AHA

 

Objets autorisés :

- Sac à dos 10L maximum

- Boissons : Bouteille d'eau 50cl - sans bouchon

- Appareil photo non-professionnel (zoom détachable 50mm maximum)

Cliquez ici pour accéder à la liste des objets interdits au sein de l'AHA

 
Modifié le dimanche, 16 février 2020 13:55
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