La Ligne Bleue N°33 - FFHG. Les arbitres en pleine mutation

Publié le vendredi, 21 avril 2017 14:00

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FFHG. Les arbitres en pleine mutation

Laurent Garbay en action sur la glace

L’accroissement du nombre de matches de la Saxoprint Ligue Magnus cette saison a eu inévitablement des conséquences pour tous ses acteurs. Notamment pour les arbitres français qui ont dû se démultiplier pour diriger pas moins de 264 matches au total lors de la saison régulière, sans oublier ceux des playoffs qui portent ce chiffre à plus de 300 selon la longueur des séries finales. Comme on l’imagine, cette augmentation sensible des rencontres a eu forcément un impact important sur l’organisation arbitrale. Paradoxalement, les avis des directeurs de jeu sont plus nuancés selon leur rôle sur la glace et les conséquences de cet accroissement ne se font pas toujours sentir où on les attend.

Arbitre « head » en Magnus et international depuis six ans, Laurent Garbay a pu constater sur le terrain les nouvelles contraintes. L’habitant de Bayonne (40 ans) relativise le rythme en expliquant : « En fait, le doublement des matches n’a pas eu finalement trop d’impact à cause du retrait de la Coupe de la Ligue cette saison qui se déroulait en semaine. Si les joueurs doivent disputer régulièrement trois rencontres en semaine, pour nous, les arbitres « head », ce n’est pas la même chose car la Saxoprint Ligue Magnus bénéficie d’un pool important de onze arbitres de ce niveau. Donc, lors de chaque journée, cinq d’entre nous restent sur le canapé (sic). Il arrive que nous ayons des périodes de dix jours sans match car il faut que l’effectif tourne. Ceci dit, cela ne m’a pas empêché de me mettre malgré tout à temps partiel sur le plan professionnel. J’ai pris cette décision pour pouvoir être plus disponible afin de me perfectionner physiquement et pour être plus performant sur la glace grâce à des séances d’entraînements en salle de sport, du kiné ou de l’ostéopathie. La nouvelle formule du championnat exige une meilleure préparation. »

L’autre explication de ce passage « en douceur » assez relatif vient du fait que la France est la seule nation du groupe A mondial à ne pas utiliser encore systématiquement quatre arbitres lors de tous les matches de son championnat national élite. Si c’était le cas, il faudrait pouvoir mobiliser 12 « head » par journée. « Avec la relève, on a suffisamment d’arbitres, mais ceux qui bloquent encore, ce sont les présidents de clubs qui rechignent pour des raisons financières, explique Laurent Garbay. Il est évident que ça a un coût mais c’est l’évolution du jeu qui l’exige. De plus, tous les autres acteurs, qu’ils soient joueurs ou entraîneurs, souhaitent bénéficier de l’arbitrage systématique avec quatre arbitres. »

L’ancien joueur de Tours Clément Gonçalves (27 ans), qui officie comme juge de ligne en Magnus depuis quatre saisons (et international depuis deux ans), a connu en revanche des modifications beaucoup plus significatives dans son emploi du temps. Cet ancien barman a été contraint de se reconvertir complètement sur le plan professionnel faute de pouvoir assurer une permanence régulière derrière le zinc. « Il y a un an, j’ai suspendu mon activité qui était pourtant aménagée par mon patron, dit-il. Pour pouvoir être plus libre de mes mouvements et surtout plus disponible pour l’arbitrage, avec ma compagne, j’ai lancé une microentreprise spécialisée dans la conception de nœuds papillon en bois léger. Cette nouvelle activité, beaucoup moins contraignante, me permet de continuer à assouvir ma grande passion car l’arbitrage reste actuellement ma priorité. »

"Le niveau sportif ne cesse d'augmenter"

Pour Clément Gonçalves, sa présence accrue lors des matches qui sont devenus plus nombreux cette saison dans la Saxoprint Ligue Magnus, n’est pas la seule raison pour laquelle il a opté pour un travail à mi-temps. « Ce qui est important aussi, c’est d’être désormais à la hauteur par rapport au niveau sportif qui ne cesse d’augmenter dans le hockey sur glace français et international, explique-il. C’est pour cette raison qu’en dehors des matches, je visionne beaucoup de vidéos pour pouvoir progresser. Grâce aux retransmissions et aux rediffusions de Fanseat, je bénéficie d’un outil essentiel d’autant que l’abonnement coûte un peu moins de huit euros par mois. »

Clément Goncalves en actionComme son collègue au brassard rouge, Clément Gonçalves s’astreint également à une hygiène de vie assez stricte avec une bonne alimentation, deux séances de kiné par semaine pour sa récupération musculaire, mais également deux séances chez l’ostéopathe par mois. « J’essaye de mettre tout en œuvre pour m’améliorer sportivement et être prêt pour tous les matches dans lesquels j’officie, dit-il. De toute façon, entre deux rencontres il n’y a pas de véritable temps mort et toutes mes activités me permettent de rester toujours concentré sur mon rôle de juge de ligne. »

Notre jeune arbitre français prend d’autant plus son rôle au sérieux qu’il a été désigné pour participer pour toute la première fois au Championnat du Monde U18 (Division 2, Groupe A) qui auront lieu en Corée du sud au début du moins d’avril.

Président de la Commission d'Arbitrage et des Règles de Jeu (CARJ) et Membre du Comité Directeur de la FFHG, Fabrice HURTH est en charge de l’arbitrage français. A l’issue de la saison, il estime que l’impact a été bien anticipé et digéré. « En conservant une formule d’arbitrages à 3, les effectifs (11 «Directeurs de jeux » et 17 Juges de lignes ) sont en cohérence avec le calendrier tant en SLM, qu’en D1 et D2. Cette saison au niveau national, 8 nouveaux arbitres en chef (5 pour la D2, 2 pour la D1 et 1 pour la SLM) sont venus compenser les quelques départs ».

Les disparités régionales restent l’axe de travail prioritaire pour deux raisons identifiées par l’ancien arbitre, qui chausse toujours les patins pour siffler des rencontres U17 Elite. « 1. L’émergence au plus haut niveau de deux clubs (Bordeaux et Nice) placés au sud de l’hexagone. 2. Une surreprésentation d’arbitres issus du nord du pays » (constat historique qui devra évoluer en incitant l’ensemble des clubs à un effort de formation). Les frais d’arbitrage étant proportionnels aux déplacements, une meilleure répartition serait au gain pour tous.

Apporter du sang neuf est donc une problématique de tous les instants pour palier à la pyramide des âges mais aussi à la hausse du niveau d’intensité à tous les échelons. En SLM, l’arbitrage à 4 permet non seulement un meilleur contrôle du jeu mais aussi d’enchaîner plus sereinement les rencontres. Le pourcentage de rencontres à 4 en SLM devrait se développer (12% des rencontres de saison régulière SLM en 16/17).

(c) Photos : C.Deconihout / IIHF

 

Modifié le mardi, 20 juin 2017 10:04
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