Temple de la renommée - Promotion 2018

PROMOTION 2018


CRISTOBAL HUET

Lors du Championnat du Monde 2017, notre emblématique gardien de but tricolore Cristobal Huet a mis officiellement un terme définitif à sa carrière internationale à l’âge de 41 ans, vingt saisons après l’avoir démarrée. Durant cette période, Huet aura disputé 13 Mondiaux Elite et 2 Jeux Olympiques.

Ses adieux ont provoqué parmi ses très nombreux fans une émotion palpable. En effet, c’est peu de dire que celui que l’on a surnommé de l’anglicisme « Cristowall » suscite l’admiration et une grande reconnaissance pour sa formidable carrière. Son aura est grande non seulement dans notre pays mais également à l’étranger. Outre le fait qu’il est à ce jour le seul hockeyeur français à avoir réussi l’exploit de remporter la célèbre Coupe Stanley en 2010 (avec les Blackhawks de Chicago), Cristobal a prouvé tout au long de sa brillante carrière son grand talent devant la cage.

Ce fut d’abord le cas à Grenoble, son club d’origine, avec lequel il souleva la Coupe Magnus en 1998. Cette année-là, il reçut aussi les trophées Albert Hassler de meilleur joueur français et Jean Ferrand de meilleur gardien (déjà décerné en 1997). Son palmarès s’est ensuite étoffé en Suisse avec des titres de Champion avec Lugano en 1999 (LNA) et Lausanne en 2013 (LNB).

Outre-Atlantique, « Cristo » a évolué sous les couleurs de quatre célèbres clubs de la NHL, à savoir dans l’ordre : les Kings de Los Angeles, les Canadiens de Montréal, les Capitals de Washington et enfin les Blackhawks de Chicago. Avant l’apothéose de la Coupe Stanley, Huet avait enregistré en 2006 le meilleur pourcentage d’arrêts sur une saison (92,9% avec Montréal) avant de participer au fameux All-Star-Game l’année suivante.

Mais si Cristobal Huet tient une place à part dans l’histoire du hockey sur glace français c’est aussi pour sa personnalité très attachante faite à la fois d’une grande humilité et d’une disponibilité permanente malgré sa célébrité. Bref, aux yeux de tous les spécialistes du hockey sur glace comme de tous les amateurs de cette discipline, Cristobal Huet est considéré unanimement au-delà même du cadre sportif comme un « grand seigneur ».

 

 

FABRICE LHENRY

24 ans, c’est la durée exceptionnellement longue de la carrière internationale de Fabrice Lhenry. Un record absolu qui en impose ! Pendant toutes ces années en bleu, Lhenry a accepté, avec une grande modestie, de vivre en alternance dans l’ombre et la lumière.

Le célèbre gardien au numéro 42 a oscillé entre un rôle de doublure de luxe de portiers tels que Petri Ylönen, Michel Vallière, François Gravel et, surtout, son dernier coéquipier Cristobal Huet, et un rôle de titulaire comme lors du Championnat du Monde 2009 organisé en Suisse où sa présence fut déterminante. Au total, Lhenry aura été sélectionné pour 17 Mondiaux dont 11 au niveau Élite, ainsi que 4 Jeux Olympiques (1992, 1994, 1998 et 2002).

Ce natif de Lyon, arrivé à Saint-Gervais en Haute-Savoie à l’âge de 7 ans, est incontestablement devenu à ce jour une référence pour plusieurs générations de gardiens de but.

Pour tous les observateurs, Fabrice Lhenry a marqué à jamais l’histoire du hockey sur glace français. D’autant qu’au cours de sa longue carrière, il a fait le bonheur de très nombreux clubs qui furent dans l’ordre : Saint-Gervais, Bordeaux, Chamonix, Brest, Francfort, Milan, Mulhouse, Esjberg et enfin Rouen où il vient de boucler la boucle en raccrochant ses patins pour devenir le nouvel entraîneur des Dragons normands.

Il faut ajouter que Fabrice Lhenry possède une collection de trophées impressionnante. En effet, il a remporté au total six titres de champion de France (dont quatre avec Rouen, un avec Mulhouse et un avec Brest) et il a été sacré meilleur gardien de la Ligue Magnus une première fois en 1997 sous le maillot de Brest. Puis il remporta encore à quatre reprises le trophée Jean Ferrand sous les couleurs du club de Mulhouse en 2002, 2003, 2004 et 2005 égalisant ainsi le record détenu jusqu’ici par Petri Ylönen.

Enfin, rappelons que Fabrice Lhenry a passé six saisons au sein du RHE 76 comme joueur, un club avec lequel il a tout gagné : la Ligue Magnus, des coupes de France et de la Ligue ainsi qu’une coupe d'Europe Continentale. Enfin, il est passé de l’autre côté du banc en devenant l’entraîneur des Dragons de Rouen en 2015 avec succès puisque le club normand a remporté à nouveau la Coupe Magnus sous sa direction en 2016 et 2018.

 

BAPTISTE AMAR

Cet international, originaire de Gap, a été un exemple pour toute une génération de défenseurs pour son jeu très complet autant dans le domaine défensif qu’offensif. Travailleur acharné et possédant un grand sens tactique, Baptiste Amar a marqué l’histoire du hockey sur glace français.

Après avoir effectué son apprentissage junior à Gap, Baptiste Amar a commencé à faire parler de lui avec l’équipe senior de Lyon dont il fut l’un des piliers pendant trois saisons. C’est à ce moment-là que l’aventure internationale du numéro 27 tricolore commença à l’occasion du Mondial de Saint-Pétersbourg en 2000. Ensuite, Baptiste Amar remporta pour la première fois la Coupe Magnus avec le club de Rouen en 2001.

Une fois le titre national en poche, il prit la décision de traverser l’Atlantique pour rejoindre son camarade Laurent Meunier à l’université de Lowell près de Boston.

En 2003, Baptiste Amar retourna en France pour devenir pendant six saisons consécutives le leader incontesté et le défenseur numéro 5 vedette du club de Grenoble avec lequel il sera sacré à nouveau champion de France à deux reprises en 2007 et en 2009. Ayant obtenu entre-temps un poste d’ingénieur chez Schneider-Electric, il attendra de remporter sa troisième Coupe Magnus avant de s’exiler très momentanément à l’étranger en signant un contrat avec le club élite suédois de Rögle BK. En effet, l’ancien capitaine des Brûleurs de Loups retourna à Grenoble au bout d’une saison seulement et c’est dans le club de l’Isère, dont il défendra les couleurs pendant encore quatre saisons, qu’il voulut terminer en beauté sa brillante carrière.

Ajoutons, qu’après avoir été victime en 2011 d’une double fracture à une cheville qui le tint éloigné pendant de longs mois des patinoires, Baptiste Amar put retrouver son club et surtout ses coéquipiers de l’équipe de France en 2012 pour mettre un terme à « La vie sans Amar » comme le titra à l’époque le journal L’Equipe, preuve que ce sympathique hockeyeur a marqué son époque.

 

LAURENT MEUNIER

Natif de Saint-Martin-d’Hères dans l’Isère, l’ancien capitaine de l’équipe de France aura marqué incontestablement son époque, tout comme le célèbre gardien Cristobal Huet, qui ont d’ailleurs effectué ensemble leurs adieux internationaux lors du Championnat du Monde disputé à Paris en 2017.

Surnommé le « sanglier » par l’ancien manager de l’équipe de France Nano Pourtier, cet attaquant infatigable a été un exemple et un leader charismatique pour tous ses coéquipiers grâce à la hargne et le travail acharné qu’il a déployé sans cesse sur la glace durant toute sa carrière tel un guerrier des temps modernes.

Avec 10 Championnats du Monde Elites joués en tant que capitaine des Bleus, il possède le record toutes nations confondues dans ce domaine ! Meunier restera longtemps dans l’histoire grâce également à ses 34 points inscrits en 68 matches, le plaçant idéalement au sein du classement des meilleurs marqueurs tricolores en CM Elite.

Son apport très précieux, que ce soit au niveau national ou international, a fait le bonheur de plusieurs clubs français et étrangers puisque si Laurent Meunier a d’abord joué dans son club formateur de Grenoble à partir de 1996, il a rejoint ensuite Lyon pendant trois ans avant de s’expatrier aux Etats-Unis pour jouer et se perfectionner dans le circuit universitaire. Après un retour à Grenoble et sept saisons passées avec les Brûleurs de Loups, Laurent Meunier est allé jouer en Suisse au Genève Servette, puis à Lausanne et Fribourg ainsi qu’à La Chaux-de Fonds. Entre-temps notre célèbre numéro 9 ou 10 a joué également en Allemagne avec le club des Tigers de Straubing.

Rappelons pour mémoire que lors de sa présence dans le championnat de France, Laurent Meunier a été élu meilleur espoir en 1998 et meilleur joueur à deux reprises en 2004 et 2005.

 

 

DAVE HENDERSON

Originaire de Winnipeg et aîné d’une famille de cinq enfants (deux frères et deux soeurs), Dave Henderson fait incontestablement partie des trois grandes personnalités d’origine canadienne qui ont marqué depuis l’après-guerre l’histoire du hockey sur glace français par sa longue présence dans notre pays au même titre que Pete Laliberté et Camil Gélinas.

Rappelons que Dave Henderson, qui vient de faire ses adieux comme entraîneur national des Tricolores lors du récent Mondial de Copenhague, a dirigé l’équipe de France senior pendant quatorze années consécutives ce qui constitue un nouveau record puisqu’il a fait mieux que le légendaire Pete Laliberté qui avait été le coach des Bleus pendant treize ans (en discontinu).

En 1975, Dave Henderson arriva en France à l’âge de 23 ans, alors qu’il avait reçu une proposition pour aller jouer initialement en Italie mais il préféra venir à Amiens. « J’avais étudié l’histoire et la géographie et je voulais apprendre le français, déclara-t-il à l’époque. Au départ, je pensais que j’étais venu à Amiens pour un an seulement… »

On connait la suite : Dave Henderson battra un premier record de longévité en restant plus de 30 ans dans le club picard. Entre-temps, Dave Henderson fut naturalisé français et sa femme est de la région amiénoise. En tant que joueur puis entraîneur, il participa à la longue et irrésistible montée en puissance du club d’Amiens dans le hockey français depuis le fond du tableau de la Nationale B jusqu’au titre suprême en Ligue Magnus.

Ayant obtenu sa naturalisation en 1980, Dave Henderson fut sélectionné en équipe de France mais il y effectua un court passage. En effet, il disputa uniquement le Championnat du Monde du Groupe C organisé à Pékin en Chine en 1981, soit au total sept matches, au cours desquels il marqua deux buts.

Dave Henderson mit un terme à sa carrière de joueur le 18 avril 1991, à l’âge de 40 ans, après un match de playoffs à Grenoble. Il aura donc joué au total 16 saisons avec l’équipe de la Somme. Le président du club d’Amiens Jean-Marie Quintard lui demanda alors de rester en Picardie comme entraîneur des Gothiques. En 1999, il remporta pour la première fois le titre de champion de France avec Amiens après avoir éliminé Reims en série finale.

Ultime consécration, en 2004, Dave Henderson fut nommé entraîneur de l’équipe de France et il succéda ainsi au Finlandais Heikki Leime. Il choisira comme adjoint un ancien joueur d’Amiens Pierre Pousse avec lequel il effectuera toute sa carrière de coach en chef des Tricolores.

17ème homme à occuper ce poste, il a réussi à installer les Bleus au niveau Élite depuis 2008, établissant un record de longévité ! Durant son mandat, on se souviendra des victoires historiques contre la Russie en 2013 à Helsinki (2-1), le Canada en 2014 à Minsk (3-2 tab) et enfin la Finlande en 2017 à Paris (5-1), sans oublier le quart de finale disputé lors du CM 2014, une première depuis 1995 !

 

 

FAMILLE LE BLOND

Depuis bientôt cinquante ans, plusieurs membres de cette famille rapatriée d’Algérie, et qui posa un jour ses valises dans le département de l’Isère, ont apporté à tour de rôle une contribution majeure au hockey sur glace français. A commencer par le père, le Docteur Robert Le Blond, qui fut le président du club de Grenoble pendant dix-sept ans (1970-1987).

Son fils aîné, Jean Le Blond, fut d’abord un hockeyeur de haut niveau qui porta le numéro 8 des Brûleurs de Loups, formant notamment une ligne d’attaque redoutable inoubliable avec le canadien Gary Brown et Daniel Grando. Son talent fut remarqué puisqu’il devint international pendant six ans (1978-1984) et il fut nommé de surcroît capitaine de l’équipe de France de 1981 à 1983. Mais à la fin de sa carrière sportive l’ex-attaquant tricolore, devenu docteur spécialiste en médecine physique et de réadaptation, a continué malgré tout à oeuvrer dans le hockey sur glace français. D’abord comme président du club de Grenoble de 1989 à 1991 comme le fut avant lui son regretté père.

En 2006, lors de la création de la fédération autonome de hockey sur glace, dont il fut l’un des membres fondateurs, Jean Le Blond a fait partie du nouveau Comité directeur occupant le poste de vice-président, de médecin fédéral et il prit aussi la responsabilité de la Commission jeunes. La présence jusqu’à ce jour de Jean Le Blond parmi les plus hautes instances de la FFHG prouve sa grande implication dans notre sport depuis de nombreuses décennies.

Son frère cadet, Bernard Le Blond, fut lui aussi un hockeyeur de haut niveau. Il sera sélectionné dans l’équipe de France senior pendant neuf ans (1977-1986). Contrairement à Jean qui resta toujours fidèle aux Brûleurs de Loups jusqu’à l’âge de 32 ans, Bernard Le Blond fut plus voyageur et joua dans trois autres clubs : les Français Volants de Paris, Poitiers et Pralognan.

Enfin, un quatrième membre de la famille, le pharmacien Matthieu Le Blond, prolongea la tradition sportive en étant à son tour un hockeyeur de bon niveau non seulement à Grenoble mais aussi sous les couleurs des clubs de Villard-de-Lans et d’Epinal avant de retourner à Grenoble. Il porta également le maillot de l’équipe de France.

Par ailleurs, le fils de Jean Le Blond, est actuellement le président de l’Association française des joueurs professionnels de hockey sur glace (AJPH).

 

 

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