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Temple de la renommée

A l’occasion des célébrations du centenaire du championnat de France, la Fédération Française de Hockey sur Glace a souhaité honorer les personnes qui par leur action, leur dévouement ou leur talent sur la glace, ont marqué l’histoire de notre sport et ont servi sa cause.

Un temple de la renommée du hockey sur glace français a ainsi été créé. Les membres de la première promotion, désignés par vote d’un comité de sélection, ont été dévoilés le  20 janvier 2008 à Chamonix.

 


PROMOTION 2018


CRISTOBAL HUET

Lors du Championnat du Monde 2017, notre emblématique gardien de but tricolore Cristobal Huet a mis officiellement un terme définitif à sa carrière internationale à l’âge de 41 ans, vingt saisons après l’avoir démarrée. Durant cette période, Huet aura disputé 13 Mondiaux Elite et 2 Jeux Olympiques.

Ses adieux ont provoqué parmi ses très nombreux fans une émotion palpable. En effet, c’est peu de dire que celui que l’on a surnommé de l’anglicisme « Cristowall » suscite l’admiration et une grande reconnaissance pour sa formidable carrière. Son aura est grande non seulement dans notre pays mais également à l’étranger. Outre le fait qu’il est à ce jour le seul hockeyeur français à avoir réussi l’exploit de remporter la célèbre Coupe Stanley en 2010 (avec les Blackhawks de Chicago), Cristobal a prouvé tout au long de sa brillante carrière son grand talent devant la cage.

Ce fut d’abord le cas à Grenoble, son club d’origine, avec lequel il souleva la Coupe Magnus en 1998. Cette année-là, il reçut aussi les trophées Albert Hassler de meilleur joueur français et Jean Ferrand de meilleur gardien (déjà décerné en 1997). Son palmarès s’est ensuite étoffé en Suisse avec des titres de Champion avec Lugano en 1999 (LNA) et Lausanne en 2013 (LNB).

Outre-Atlantique, « Cristo » a évolué sous les couleurs de quatre célèbres clubs de la NHL, à savoir dans l’ordre : les Kings de Los Angeles, les Canadiens de Montréal, les Capitals de Washington et enfin les Blackhawks de Chicago. Avant l’apothéose de la Coupe Stanley, Huet avait enregistré en 2006 le meilleur pourcentage d’arrêts sur une saison (92,9% avec Montréal) avant de participer au fameux All-Star-Game l’année suivante.

Mais si Cristobal Huet tient une place à part dans l’histoire du hockey sur glace français c’est aussi pour sa personnalité très attachante faite à la fois d’une grande humilité et d’une disponibilité permanente malgré sa célébrité. Bref, aux yeux de tous les spécialistes du hockey sur glace comme de tous les amateurs de cette discipline, Cristobal Huet est considéré unanimement au-delà même du cadre sportif comme un « grand seigneur ».

 

 

FABRICE LHENRY

24 ans, c’est la durée exceptionnellement longue de la carrière internationale de Fabrice Lhenry. Un record absolu qui en impose ! Pendant toutes ces années en bleu, Lhenry a accepté, avec une grande modestie, de vivre en alternance dans l’ombre et la lumière.

Le célèbre gardien au numéro 42 a oscillé entre un rôle de doublure de luxe de portiers tels que Petri Ylönen, Michel Vallière, François Gravel et, surtout, son dernier coéquipier Cristobal Huet, et un rôle de titulaire comme lors du Championnat du Monde 2009 organisé en Suisse où sa présence fut déterminante. Au total, Lhenry aura été sélectionné pour 17 Mondiaux dont 11 au niveau Élite, ainsi que 4 Jeux Olympiques (1992, 1994, 1998 et 2002).

Ce natif de Lyon, arrivé à Saint-Gervais en Haute-Savoie à l’âge de 7 ans, est incontestablement devenu à ce jour une référence pour plusieurs générations de gardiens de but.

Pour tous les observateurs, Fabrice Lhenry a marqué à jamais l’histoire du hockey sur glace français. D’autant qu’au cours de sa longue carrière, il a fait le bonheur de très nombreux clubs qui furent dans l’ordre : Saint-Gervais, Bordeaux, Chamonix, Brest, Francfort, Milan, Mulhouse, Esjberg et enfin Rouen où il vient de boucler la boucle en raccrochant ses patins pour devenir le nouvel entraîneur des Dragons normands.

Il faut ajouter que Fabrice Lhenry possède une collection de trophées impressionnante. En effet, il a remporté au total six titres de champion de France (dont quatre avec Rouen, un avec Mulhouse et un avec Brest) et il a été sacré meilleur gardien de la Ligue Magnus une première fois en 1997 sous le maillot de Brest. Puis il remporta encore à quatre reprises le trophée Jean Ferrand sous les couleurs du club de Mulhouse en 2002, 2003, 2004 et 2005 égalisant ainsi le record détenu jusqu’ici par Petri Ylönen.

Enfin, rappelons que Fabrice Lhenry a passé six saisons au sein du RHE 76 comme joueur, un club avec lequel il a tout gagné : la Ligue Magnus, des coupes de France et de la Ligue ainsi qu’une coupe d'Europe Continentale. Enfin, il est passé de l’autre côté du banc en devenant l’entraîneur des Dragons de Rouen en 2015 avec succès puisque le club normand a remporté à nouveau la Coupe Magnus sous sa direction en 2016 et 2018.

 

BAPTISTE AMAR

Cet international, originaire de Gap, a été un exemple pour toute une génération de défenseurs pour son jeu très complet autant dans le domaine défensif qu’offensif. Travailleur acharné et possédant un grand sens tactique, Baptiste Amar a marqué l’histoire du hockey sur glace français.

Après avoir effectué son apprentissage junior à Gap, Baptiste Amar a commencé à faire parler de lui avec l’équipe senior de Lyon dont il fut l’un des piliers pendant trois saisons. C’est à ce moment-là que l’aventure internationale du numéro 27 tricolore commença à l’occasion du Mondial de Saint-Pétersbourg en 2000. Ensuite, Baptiste Amar remporta pour la première fois la Coupe Magnus avec le club de Rouen en 2001.

Une fois le titre national en poche, il prit la décision de traverser l’Atlantique pour rejoindre son camarade Laurent Meunier à l’université de Lowell près de Boston.

En 2003, Baptiste Amar retourna en France pour devenir pendant six saisons consécutives le leader incontesté et le défenseur numéro 5 vedette du club de Grenoble avec lequel il sera sacré à nouveau champion de France à deux reprises en 2007 et en 2009. Ayant obtenu entre-temps un poste d’ingénieur chez Schneider-Electric, il attendra de remporter sa troisième Coupe Magnus avant de s’exiler très momentanément à l’étranger en signant un contrat avec le club élite suédois de Rögle BK. En effet, l’ancien capitaine des Brûleurs de Loups retourna à Grenoble au bout d’une saison seulement et c’est dans le club de l’Isère, dont il défendra les couleurs pendant encore quatre saisons, qu’il voulut terminer en beauté sa brillante carrière.

Ajoutons, qu’après avoir été victime en 2011 d’une double fracture à une cheville qui le tint éloigné pendant de longs mois des patinoires, Baptiste Amar put retrouver son club et surtout ses coéquipiers de l’équipe de France en 2012 pour mettre un terme à « La vie sans Amar » comme le titra à l’époque le journal L’Equipe, preuve que ce sympathique hockeyeur a marqué son époque.

 

LAURENT MEUNIER

Natif de Saint-Martin-d’Hères dans l’Isère, l’ancien capitaine de l’équipe de France aura marqué incontestablement son époque, tout comme le célèbre gardien Cristobal Huet, qui ont d’ailleurs effectué ensemble leurs adieux internationaux lors du Championnat du Monde disputé à Paris en 2017.

Surnommé le « sanglier » par l’ancien manager de l’équipe de France Nano Pourtier, cet attaquant infatigable a été un exemple et un leader charismatique pour tous ses coéquipiers grâce à la hargne et le travail acharné qu’il a déployé sans cesse sur la glace durant toute sa carrière tel un guerrier des temps modernes.

Avec 10 Championnats du Monde Elites joués en tant que capitaine des Bleus, il possède le record toutes nations confondues dans ce domaine ! Meunier restera longtemps dans l’histoire grâce également à ses 34 points inscrits en 68 matches, le plaçant idéalement au sein du classement des meilleurs marqueurs tricolores en CM Elite.

Son apport très précieux, que ce soit au niveau national ou international, a fait le bonheur de plusieurs clubs français et étrangers puisque si Laurent Meunier a d’abord joué dans son club formateur de Grenoble à partir de 1996, il a rejoint ensuite Lyon pendant trois ans avant de s’expatrier aux Etats-Unis pour jouer et se perfectionner dans le circuit universitaire. Après un retour à Grenoble et sept saisons passées avec les Brûleurs de Loups, Laurent Meunier est allé jouer en Suisse au Genève Servette, puis à Lausanne et Fribourg ainsi qu’à La Chaux-de Fonds. Entre-temps notre célèbre numéro 9 ou 10 a joué également en Allemagne avec le club des Tigers de Straubing.

Rappelons pour mémoire que lors de sa présence dans le championnat de France, Laurent Meunier a été élu meilleur espoir en 1998 et meilleur joueur à deux reprises en 2004 et 2005.

 

 

DAVE HENDERSON

Originaire de Winnipeg et aîné d’une famille de cinq enfants (deux frères et deux soeurs), Dave Henderson fait incontestablement partie des trois grandes personnalités d’origine canadienne qui ont marqué depuis l’après-guerre l’histoire du hockey sur glace français par sa longue présence dans notre pays au même titre que Pete Laliberté et Camil Gélinas.

Rappelons que Dave Henderson, qui vient de faire ses adieux comme entraîneur national des Tricolores lors du récent Mondial de Copenhague, a dirigé l’équipe de France senior pendant quatorze années consécutives ce qui constitue un nouveau record puisqu’il a fait mieux que le légendaire Pete Laliberté qui avait été le coach des Bleus pendant treize ans (en discontinu).

En 1975, Dave Henderson arriva en France à l’âge de 23 ans, alors qu’il avait reçu une proposition pour aller jouer initialement en Italie mais il préféra venir à Amiens. « J’avais étudié l’histoire et la géographie et je voulais apprendre le français, déclara-t-il à l’époque. Au départ, je pensais que j’étais venu à Amiens pour un an seulement… »

On connait la suite : Dave Henderson battra un premier record de longévité en restant plus de 30 ans dans le club picard. Entre-temps, Dave Henderson fut naturalisé français et sa femme est de la région amiénoise. En tant que joueur puis entraîneur, il participa à la longue et irrésistible montée en puissance du club d’Amiens dans le hockey français depuis le fond du tableau de la Nationale B jusqu’au titre suprême en Ligue Magnus.

Ayant obtenu sa naturalisation en 1980, Dave Henderson fut sélectionné en équipe de France mais il y effectua un court passage. En effet, il disputa uniquement le Championnat du Monde du Groupe C organisé à Pékin en Chine en 1981, soit au total sept matches, au cours desquels il marqua deux buts.

Dave Henderson mit un terme à sa carrière de joueur le 18 avril 1991, à l’âge de 40 ans, après un match de playoffs à Grenoble. Il aura donc joué au total 16 saisons avec l’équipe de la Somme. Le président du club d’Amiens Jean-Marie Quintard lui demanda alors de rester en Picardie comme entraîneur des Gothiques. En 1999, il remporta pour la première fois le titre de champion de France avec Amiens après avoir éliminé Reims en série finale.

Ultime consécration, en 2004, Dave Henderson fut nommé entraîneur de l’équipe de France et il succéda ainsi au Finlandais Heikki Leime. Il choisira comme adjoint un ancien joueur d’Amiens Pierre Pousse avec lequel il effectuera toute sa carrière de coach en chef des Tricolores.

17ème homme à occuper ce poste, il a réussi à installer les Bleus au niveau Élite depuis 2008, établissant un record de longévité ! Durant son mandat, on se souviendra des victoires historiques contre la Russie en 2013 à Helsinki (2-1), le Canada en 2014 à Minsk (3-2 tab) et enfin la Finlande en 2017 à Paris (5-1), sans oublier le quart de finale disputé lors du CM 2014, une première depuis 1995 !

 

 

FAMILLE LE BLOND

Depuis bientôt cinquante ans, plusieurs membres de cette famille rapatriée d’Algérie, et qui posa un jour ses valises dans le département de l’Isère, ont apporté à tour de rôle une contribution majeure au hockey sur glace français. A commencer par le père, le Docteur Robert Le Blond, qui fut le président du club de Grenoble pendant dix-sept ans (1970-1987).

Son fils aîné, Jean Le Blond, fut d’abord un hockeyeur de haut niveau qui porta le numéro 8 des Brûleurs de Loups, formant notamment une ligne d’attaque redoutable inoubliable avec le canadien Gary Brown et Daniel Grando. Son talent fut remarqué puisqu’il devint international pendant six ans (1978-1984) et il fut nommé de surcroît capitaine de l’équipe de France de 1981 à 1983. Mais à la fin de sa carrière sportive l’ex-attaquant tricolore, devenu docteur spécialiste en médecine physique et de réadaptation, a continué malgré tout à oeuvrer dans le hockey sur glace français. D’abord comme président du club de Grenoble de 1989 à 1991 comme le fut avant lui son regretté père.

En 2006, lors de la création de la fédération autonome de hockey sur glace, dont il fut l’un des membres fondateurs, Jean Le Blond a fait partie du nouveau Comité directeur occupant le poste de vice-président, de médecin fédéral et il prit aussi la responsabilité de la Commission jeunes. La présence jusqu’à ce jour de Jean Le Blond parmi les plus hautes instances de la FFHG prouve sa grande implication dans notre sport depuis de nombreuses décennies.

Son frère cadet, Bernard Le Blond, fut lui aussi un hockeyeur de haut niveau. Il sera sélectionné dans l’équipe de France senior pendant neuf ans (1977-1986). Contrairement à Jean qui resta toujours fidèle aux Brûleurs de Loups jusqu’à l’âge de 32 ans, Bernard Le Blond fut plus voyageur et joua dans trois autres clubs : les Français Volants de Paris, Poitiers et Pralognan.

Enfin, un quatrième membre de la famille, le pharmacien Matthieu Le Blond, prolongea la tradition sportive en étant à son tour un hockeyeur de bon niveau non seulement à Grenoble mais aussi sous les couleurs des clubs de Villard-de-Lans et d’Epinal avant de retourner à Grenoble. Il porta également le maillot de l’équipe de France.

Par ailleurs, le fils de Jean Le Blond, est actuellement le président de l’Association française des joueurs professionnels de hockey sur glace (AJPH).

 

 


PROMOTION 2017 

 

PAUL LANG

Originaire de la République tchèque, né en 1945 (71 ans), Paul Lang profita d’un tournoi disputé à Chamonix en 1965 avec le club militaire du Dukla Kosice pour passer à l’ouest et demander l’asile politique afin de rester définitivement en France en compagnie de son compatriote Yvan Guryca.

Dès son intégration dans l’équipe de Chamonix, Paul Lang remporta le titre de Champion de France en 1966. Technicien hors-pair, ayant un redoutable tir frappé au ras de la glace, il impressionna et enthousiasma le public au point qu’on le surnomma rapidement le « magicien » ou le « prestidigitateur ». Ne voulant pas faire doublon avec son camarade Yvan Guryca qui choisit de rester momentanément à Chamonix, Paul Lang partit ensuite jouer à Lyon comme renfort étranger dans l’équip

e de hockey qui venait juste de s’installer à la patinoire Charlemagne. D’un naturel « relax », sympa, ouvert aux gens et très affable, moins fervent de la discipline inculquée dans son pays d’origine que son copain d’exil, Paul Lang avait un contact très convivial. Il n’était pas le dernier à faire de l’humour et à plaisanter comme il le prouvera notamment dans l’équipe de France dans laquelle il évoluera et apportera une contribution majeure entre 1970 et 1979 après avoir obtenu la naturalisation française.

Entre-temps Paul Lang joua une saison à Villard-de-Lans puis, en 1969, il quitta le plateau du Vercors pour venir jouer à Boulogne-Billancourt avec l’ancien club de l’US Metro. Lorsque le président Claude Pourtanel décida de dissoudre son club pour créer celui de Viry-Châtillon, Paul Lang le suivit et passa plus de dix ans dans le club de l’Essonne. Il joua ensuite à l’ACBB puis il devint l’entraîneur des Français Volants de Paris avant de retourner à Viry-Châtillon, le club où il avait déjà fait un long séjour.

En 1985, Paul Lang fut nommé entraîneur national en duo avec Patrick Francheterre. En 1990, il décida sur un coup de tête de tout plaquer et il partit travailler pendant six ans à Tahiti, en Polynésie comme professeur de gym.

Paul Lang profitera de son séjour dans les îles pour agrandir sa famille. Père de deux fils, Paul et Roescoe, et d’une fille Jennifer, tous nés d’un premier mariage, il leur donna un petit frère polynésien prénommé Teiki. Paul Lang retourna ensuite provisoirement en France en 1997 pour venir enseigner le sport au collège Henri Wallon de Vigneux dans l’Essonne. Du coup, les dirigeants du club de Viry-Châtillon lui proposèrent de reprendre du service comme entraîneur à l’âge de 53 ans. Lorsque l’heure de la retraite sonna, il retourna vivre définitivement en Polynésie.

 

 

ARNAUD BRIAND

Originaire de Saint-Pierre et Miquelon, né en 1970 (46 ans), ce robuste attaquant international a laissé incontestablement un souvenir remarquable dans le hockey sur glace français en devenant un véritable leader charismatique reconnu par tous ses coéquipiers en premier lieu dans le club de Reims dont il fut le capitaine et où il resta pendant neuf saisons.

Élu meilleur joueur français du championnat à deux reprises (1996 et 1997), son rôle prépondérant et exemplaire fut indéniable également au sein de l’équipe de France puisqu’il devint capitaine des Tricolores en 1999 lors du départ de Jean-Philippe Lemoine. De plus, il termina meilleur buteur français lors du Championnat du Monde de 1999 à Oslo puis de 2000 à Saint-Pétersbourg.

C’est encore avec le brassard de capitaine qu’il acheva sa brillante carrière en jouant au sein de l’équipe de Rouen après avoir tenu le rôle de renfort étranger en Allemagne puis en Suède.

Lors de la création de la nouvelle Fédération Française de Hockey sur Glace, au mois d’avril 2006, Arnaud Briand a prouvé son grand attachement à cette discipline et sa grande implication en étant élu membre du Comité directeur de la FFHG. Il y exerce actuellement son troisième mandat. Il est responsable de la Coupe de France et président de la Commission des agents sportifs.

 

 

ALAIN MAZZA

Confirmant le proverbe qui dit que « bon sang ne saurait mentir », Alain Mazza, né en 1948 (69 ans), fils de René (qui fut également un joueur important du club de Chamonix avec quatre titres de Champion de France remportés entre 1951 et 1959), est devenu à son tour un hockeyeur brillant et de haut niveau.

Poursuivant la tradition familiale, Alain Mazza a réussi à se faire un nom encore plus célèbre que son père dans notre discipline en évoluant à plusieurs reprises dans l’équipe de France entre 1964 et 1973.

L’attaquant vedette numéro 15, qui a disputé notamment les Jeux Olympiques de Grenoble en 1968, ne s’est pas contenté en effet d’effectuer une belle carrière sportive dans notre discipline, comme son père René ainsi que son frère Bernard qui fut également hockeyeur. Rappelons qu’Alain Mazza, architecte de profession, est devenu aussi par la suite un dirigeant très influent, non seulement sur le plan local comme président du club de Chamonix, mais aussi au niveau fédéral comme membre de l’ancien Comité national de hockey sur glace.

Tout le monde se souvient en particulier du « Plan Mazza » que le Chamoniard avait proposé en 1992 pour tenter de désamorcer la grave crise qui secouait le hockey sur glace français pendant la période des Jeux Olympiques d’Albertville. Bref, Alain Mazza est incontestablement une personnalité qui compte dans l’histoire de notre sport.

 

 

CORINNE DOGEMONT

Cette ancienne institutrice en maternelle, originaire de Cateau-Cambrésis dans le Nord, née en 1952 (64 ans), n’a cessé d’apporter depuis de nombreuses années une contribution majeure aux sports de glace et au hockey en particulier. Mais son domaine d’action fut vaste puisque de 1979 à 1982 elle fut d’abord monitrice au club des « bébés nageurs » de la piscine de Trith Saint-Léger dans la banlieue de Valenciennes. Mais aussi monitrice au club de gymnastique volontaire d’Aulnoy lez Valenciennes.

En 1984, Corinne Dogemont a débuté sa brillante carrière de dirigeante au club de hockey sur glace de Valenciennes en tant que mère de trois enfants qui étaient tous des passionnés de ce sport puisque son fils, Hubert Dogemont, fut international junior de hockey avant de devenir plus tard le président du club de Nantes. Ses deux filles, Delphine et Adeline, pratiquèrent également le hockey sur glace, toutefois Adeline préféra ranger sa crosse pour se tourner rapidement vers le patinage synchronisé.

Le rôle de Corinne Dogemont ne se cantonna pas à accompagner ses enfants à la patinoire puisqu’elle fut successivement secrétaire, trésorière puis présidente du club de hockey de Valenciennes puis du club omnisports intitulé « Club Valenciennois pour le Développement des Sports de Glace ». Par ailleurs, Corinne Dogemont devint secrétaire de la Ligue Nord-Picardie-Champagne-Ardennes de hockey avant d’être élue présidente du Comité régional des sports de glace du Nord-Pas-de-Calais.

Lors de l’assemblée générale de la FFSG en 1998 à Toulouse, Corinne Dogemont fut élue au Comité directeur de la Fédération des sports de glace mais elle devint également présidente de la première commission féminine de hockey sur glace, un poste qu’elle occupera pendant quinze ans. En effet, en 2006, lors de la création de la FFHG, Corinne Dogemont fut élue membre du Comité directeur mais aussi vice-présidente de ce Comité, toujours en charge du hockey féminin, une responsabilité qu’elle assumera jusqu’en 2014.

Ajoutons que Corinne Dogemont a été élue au conseil d’administration du CNOSF en 2009, qu’elle s’est vue par ailleurs décerner la médaille d’argent de la jeunesse et des sports et qu’elle est aussi chevalier dans l’ordre national du mérite depuis le mois de mai 2012. Enfin, elle a cinq petits enfants dont deux font du hockey.

 

 

CLUB DES FRANÇAIS VOLANTS

Créé en 1933 par le défenseur international Jacques Lacarrière dans l’enceinte de l’ancien Vélodrome d’hiver de Paris (surnommé familièrement le « Vel’d’Hiv »), ce club est devenu légendaire après le ralliement de plusieurs joueurs du Racing Club de France et, surtout, grâce à l’adoption de son nom très particulier dû à un journaliste anglais qui surnomma les hockeyeurs parisiens les « Flying Frenchmen » parce que ces derniers se déplaçaient à Londres en avion.

Cette équipe, qui vit passer de très nombreux joueurs talentueux avant la seconde guerre mondiale, parmi lesquels Charles Ramsay 

et Albert Hassler, connut une notoriété phénoménale dans la capitale, mais aussi en Europe, jusqu’à l’arrêt du hockey sur glace dans le vieux Vel’d’hiv en 1948. Sacré à deux reprises Champion de France en 1936 et 1938, ce club, qui regroupait un très grand nombre d’internationaux et qui focalisait alors toute l’attention des médias parisiens, participa à nouveau très activement à la promotion du hockey sur glace, dans tout l’hexagone cette fois, lors de l’ouverture du POPB en 1984. En effet, ce nouveau stade deviendra pour un temps, malheureusement trop court, sa patinoire de référence et la vitrine du hockey tricolore puisque, une fois encore, grâce à sa grande notoriété, le club des Français Volants regroupa un nombre considérable de joueurs très renommés jusqu’à son dernier sacre en 1989.

 

 

TROPHÉE « Cristobal Huet »

Désirant mettre en valeur l’altruisme exemplaire dont Cristobal Huet a fait preuve tout au long de sa carrière, la FFHG honore désormais, à travers cette distinction éponyme, une personne méritante du hockey sur glace français pour ses qualités à la fois sportives et humaines

PIERRE-EDOUARD BELLEMARE

Fils d’une mère franco-américaine née en Bretagne et d’un père martiniquais, le futur international tricolore est né en 1985 (32 ans) au Blanc-Mesnil dans la région parisienne. On oublie souvent de dire qu’il est le frère de la célèbre gymnaste Rose-Eliandre Bellemare qui a participé aux Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin en Chine.

Dès l’âge de trois ans, Pierre-Edouard Bellemare vint habiter dans le sud de la France, plus précisément dans le quartier populaire de La Paillade à Montpellier, ville où sa sœur cadette est née. Un dirigeant du club de hockey local, Maurice Ramos, prit le jeune Pierre-Edouard en sympathie et le plaça alors sous son aile au même titre que son propre fils Bertrand pour l’aider à progresser en le sortant de la précarité et en le mettant dans un contexte matériel favorable. C’est alors le regretté Charly Freby qui lui appris à patiner sur l’ancienne patinoire située face au zoo, avec l’aide de Michel Moussol.

Après avoir joué dans deux autres clubs de hockey de la région sudiste, Nîmes puis Avignon, Pierre-Edouard Bellemare et sa famille déménagèrent par la suite dans la région parisienne. Du coup, en 1996, il évolua avec le club de Viry-Essonne en

compagnie de son frère aîné. Après cinq ans passés avec l'équipe parisienne, il décida de rentrer au centre de formation du Rouen Hockey Élite 76 en catégorie U11.

Lors de la saison 2002-2003, il fit ses premières apparitions en Ligue Magnus sous le maillot des Dragons de Rouen avec lesquels il remportera d’abord le trophée individuel du meilleur espoir de la ligue en 2005 puis le titre collectif de Champion de France en 2006. Concernant l’équipe de France senior, dans laquelle il deviendra un attaquant très apprécié, Pierre-Edouard débuta sa carrière tricolore en 2004 lors du Mondial de Prague qui vit malheureusement la France quitter momentanément l’élite planétaire.

À la suite du titre de Champion de France remporté avec Rouen en 2006, Bellemare quitta son pays natal pour aller jouer en Suède. D’abord en deuxième division avec le club de Leksands, puis en élite où il remportera le titre de champion de Suède à deux reprises avec le club de Skelleftea.

Après le Championnat du Monde 2014 à Minsk, deux franchises de la Ligue Nationale de Hockey sur glac lui proposèrent de faire un essai : les Canadiens de Montréal et les Flyers de Philadelphie. Sa fiancée étant américaine, Pierre-Edouard Bellemare décida de signer un contrat avec l'équipe de l’état de Pennsylvanie au mois de juin 2014. Le 8 octobre 2014, il joua ainsi son premier match dans la prestigieuse NHL à Boston avec les Flyers dont il a porté le maillot numéro 78 durant trois saisons. Pierre-Edouard Bellemare est ainsi devenu le cinquième français à évoluer dans la NHL après Philippe Bozon, Cristobal Huet, Stéphane Da Costa et Antoine Roussel.

La saison 2016-2017 fut particulièrement intense pour « Pi-Ed ». Sélectionné dans la Team Europe lors de la Coupe du Monde NHL en septembre, il connut également l’honneur de porter le « A » de l’assistant capitaine durant la saison régulière avec les Flyers. À la fin de la saison, les fans de Philadelphie lui ont décerné le "Gene Hart Memorial Award", prix récompensant le joueur ayant démontré le plus de "passion" sur la glace. L’international tricolore a aussi été nominé par son club pour le trophée Masterton, qui honore la persévérance, l'esprit sportif et le dévouement. Récemment choisi pour intégrer la nouvelle franchise créée à Las Vegas, il devrait désormais évoluer sous les couleurs des Golden Knights.

 


PROMOTION 2016

 

ANDRE « BURT » VUILLERMET

Canadien né en 1938 (78 ans), ancien joueur des Lions de Paris, puis entraîneur-joueur des clubs de Villard-de-Lans, Reims et Nice. Au total 43 ans de présence dans le hockey sur glace français.

Arrivé en France en 1959, peu de temps après ses célèbres compatriotes Pete Laliberté et Camil Gélinas qui jouaient déjà dans l’équipe de l’ACBB, le canadien André Vuillermet a tenu également un rôle important dans l’histoire du hockey sur glace français. En effet, ce hockeyeur, qui avait un petit gabarit (1,68 mètre), et la particularité singulière de jouer indifféremment gaucher ou droitier, a également participé activement et avec une longue fidélité à la progression du hockey sur glace dans notre pays. Celui que Pete Laliberté surnomma dès son arrivée « Burt », à cause de sa ressemblance avec l’acteur américain Burt Lancaster, fut un joueur et surtout un entraîneur très respecté dans plusieurs clubs de l’hexagone. Burt

Burt Vuillermet joua d’abord avec les Lions de Paris avant de partir en 1965 à Villard-de-Lans. Lors de son séjour sur le plateau du Vercors le Canadien fera partie notamment de l’équipe éphémère des « Ours dauphinois » qui représenta provisoirement l’entente Villard-Grenoble dans le championnat de France élite. Burt Vuillermet participa également en 1969 au lancement du club de Reims dont il fut le premier entraîneur tout en gérant une droguerie dans le centre-ville pour arrondir ses fins de mois. Ce hockeyeur atypique, qui découpait ses gants sur la face intérieure pour que les paumes de ses mains soient en contact direct avec la crosse, partit ensuite en 1977 à Nice où il allait effectuer un très long séjour sur la Côte d’azur. En effet, si Burt Vuillermet fut l’entraîneur du club des Alpes-Maritimes pendant quatre ans seulement, il continua toutefois à vivre sur place et il conserva un contact étroit avec les hockeyeurs locaux.

C’est la raison pour laquelle en 1998, il fut élu provisoirement président du club de Nice à la suite d’une assemblée générale mouvementée et la mise à l’écart du président emblématique Michel Maiffret. Mais Burt Vuillermet, qui était un homme consensuel et ne cherchait en aucune manière le pouvoir, accepta ce poste très exposé uniquement pour maintenir à flot le club cher à son cœur en attendant de passer la main, un an plus tard, au kinésithérapeute Renan Danièle. Le temps de la retraite venu, Burt Vuillermet retourna dans son pays natal en ayant, selon ses propres termes, « laissé son cœur au bord de la méditerranée ».

 

LOUIS SMANIOTTO

Né en 1948 (68 ans), ancien attaquant international tricolore. Huit championnats du monde. Joueur toujours fidèle au club de Villard-de-Lans où il devint ensuite l’un des dirigeants les plus importants comme entraîneur, trésorier et président.

Natif de la région d’Asiago en Italie, Louis Smaniotto arriva en France dès l’âge de six mois. Ce dernier fut dans un premier temps un hockeyeur de haut niveau dans l’équipe fanion de Villard-de-Lans pendant plus de vingt ans, entre 1964 et 1984. Durant cette période, le célèbre centre ou ailier droit des Ours du Vercors, qui portait le numéro 15, forma une triplette redoutable avec ses deux fidèles coéquipiers Jean Vassieux et Jean-Claude Eymard. Smaniotto

Le talent de Louis Smaniotto fut également reconnu sur la scène internationale puisque l’ancien attaquant tricolore disputa avec l’équipe de France pas moins de huit championnats du monde au total, depuis ceux de Galati en 1970 jusqu’à ceux de Las Palmas en 1978. Mais une fois sa carrière de joueur terminée, Louis Smaniotto, continua à œuvrer sans relâche pour le hockey sur glace français en faisant preuve notamment d’une disponibilité exemplaire au sein de son unique club.

S’il occupe depuis une quinzaine d’années le poste officiel de trésorier, Louis Smaniotto est en fait « l’homme à tout faire » du club de Villard-de-Lans. En effet, il n’hésite pas à coller les affiches des matches, à se transformer en mécanicien des véhicules transportant les joueurs, à planifier les déplacements du hockey mineur ou encore à représenter le club de l’Isère lors des réunions fédérales.

Bref, si Louis Smaniotto n’a pu inscrire qu’une modeste Coupe de France à son palmarès de joueur en 1977, son véritable titre de gloire il l'a obtenu en devenant un personnage incontournable et essentiel dans l’histoire du club de Villard-de-Lans.
  

 

 

THIERRY MONIER

Né en 1951, ancien joueur des Français Volants de Paris. Entraîneur du club de Courbevoie pendant 33 ans. CTR de l’Île-de-France, entraîneur national des équipes de France juniors U18 et U20.

Thierry Monier nous a malheureusement quitté beaucoup trop tôt, il y a neuf ans déjà, le 1er juillet 2007, à l’âge de 56 ans seulement, et, curieux hasard du destin c’était le jour même de la fête de la Saint Thierry... Ancien joueur des Français Volants de Paris, Thierry Monier a poursuivi ensuite une deuxième carrière d’entraîneur qui a incontestablement marqué l’histoire de notre sport. Après avoir été joueur, il fut ensuite CTR, autrement dit, conseiller technique régional dans l’Île-de-France, devenant à ce titre un pédagogue passionné très compétent et apprécié de tous, notamment de ses jeunes élèves. Monier

Tous ceux qui l’ont connu se souviennent avec nostalgie et tendresse de cet homme très sympathique, cuisinier hors pair à ses heures perdues, à la bonhomie communicative, toujours affable et souvent blagueur qui faisait rire ses interlocuteurs tant il rappelait par bien des aspects le célèbre humoriste Coluche. Mais Thierry Monier n’était pas, loin s’en faut, un simple amuseur. Il savait être aussi très sérieux et professionnel dans son travail. Ce n’est pas sans raison s’il fut nommé entraîneur national de l’équipe de France junior U18 en tandem avec Daniel Grando, puis de l’équipe de France junior U20 en duo cette fois avec Alain Bozon.

Si l’on additionne ces deux hautes responsabilités, Thierry Monier aura dirigé au total nos jeunes internationaux tricolores pendant une longue période s’étalant sur dix-sept ans. Ajoutons qu’il fut également l’entraîneur national adjoint de l’équipe de France senior aux côtés du canadien Jacques Tremblay.

Ce qu’il faut retenir aussi de Thierry Monier, c’est qu’il fut pendant plus de trente ans l’entraîneur infatigable du club de Courbevoie ce qui constitue un record de longévité à ce poste. Une fidélité sans faille qui lui a valu le surnom de « Guy Roux » du hockey sur glace français en référence à l’entraîneur de football bien connu. Bref, il était temps d’honorer à notre tour un personnage aussi marquant de notre discipline qui a déjà reçu, au mois de septembre 2008, un premier hommage public puisque la ville de Courbevoie a donné son nom à sa patinoire municipale.
  
 

 

JEAN-LOUIS MILLON

Né en 1947 (69 ans), ancien joueur des Lions de Paris. Arbitre international de 1979 à 1986. Président de la ligue de l’Île-de-France pendant 33 ans. Membre du Comité directeur de la FFHG.

Dirigeant ayant exercé de multiples fonctions en véritable stakhanoviste, Jean-Louis Millon a été de toutes les « batailles » qui ont été menées depuis des années par le hockey sur glace français. Homme infatigable et consensuel, Jean-Louis fait incontestablement partie des personnages incontournables qui ont marqué l’histoire contemporaine de notre sport. Habitant à Mantes-La-Jolie dans la région parisienne, Jean-Louis Millon fut dans un premier temps un des fondateurs du club de l’AS Mantaise, une association omnisports, dans laquelle il occupa le poste de président de la section de hockey sur glace. Millon

En 1980, il entre dans le Comité directeur de la Ligue de l’Île-de-France où son action sera apprécié puisqu’il sera élu président de la ligue parisienne en 1983 et restera à ce poste, ô combien stratégique, jusqu’à nos jours, c’est-à-dire depuis trente-trois ans. Mais ce n’est pas tout. En 1985, Jean-Louis fut également élu au Comité national de hockey, l’ancien CNHG, où il devint d’abord responsable de l’équipe de France juniors U18. Cinq ans plus tard, en 1990, il devint responsable cette fois de l’équipe de France juniors U20. Puis, en 2000, ses responsabilités deviennent encore plus importantes puisque, on s’en souvient, Jean-Louis Millon a été élu président du CNHG, autrement dit à la tête du hockey sur glace français, dans une période très agitée pour notre discipline, mais il fut aussi vice-président de la FFSG.

Enfin, en 2006, Jean-Louis Millon a su faire preuve de fidélité et d’une grande humilité à l’égard de notre famille en devenant membre du Comité directeur de la nouvelle FFHG où il a pris la responsabilité de la commission de discipline ainsi que la présidence du COS de l’Île-de-France. Rappelons que Jean-Louis a été réélu dans le Comité directeur de la FFHG d’abord en 2010 avec les mêmes attributions auxquelles s’est ajouté le secrétariat de la commission des jeunes. Il fut encore réélu en 2014 et il effectue donc actuellement un troisième mandat au sein du Comité directeur.

Pour finir, rappelons ce que la nouvelle génération ignore souvent aujourd’hui, c’est que Jean-Louis Millon a débuté sa carrière, non pas comme dirigeant, mais comme joueur de hockey à l’âge de seize ans aux Lions de Paris, un ancien club localisé à Boulogne-Billancourt. Il fut également arbitre international de 1979 à 1986. L’évocation de sa carrière sportive déjà bien remplie ne serait pas complète concernant cet homme hyperactif si on ne rappelait pas également que Jean-Louis Millon est depuis plus de quinze ans un co-pilote de rallye chevronné. En effet, dans cette autre passion sportive, il a participé à diverses compétitions automobiles, d’abord avec une Citroën C2R2, puis plus récemment avec une Peugeot 206 super 1600. Les spécialistes apprécieront.

Pour l’anecdote, si Jean-Louis Millon a eu pendant longtemps comme pilote Philippe Bouyé, il a eu aussi maintes fois l’occasion de croiser sur les circuits un concurrent qui avait les deux mêmes passions que lui, répondant au nom d’Eric Mauffray, membre du club loisir de hockey sur glace d’Epinal et qui n’est autre que l’époux de Sophie Mauffray, membre de notre Comité directeur.

À la lecture de cette carrière éloquente et si impressionnante, il était grand temps que notre ami Jean-Louis Millon entre enfin dans le panthéon du hockey sur glace français.

 

TRISTAN ALRIC

Né en 1953 (62 ans), ancien joueur et arbitre du club de Montpellier. Journaliste spécialiste du hockey sur glace au journal L’Equipe pendant plus de vingt ans entre 1980 et 2001. Créateur de la Coupe Magnus en 1985. Historien de la FFHG.

Si Tristan Alric a pratiqué le hockey sur glace comme joueur à Montpellier sa ville natale, à un niveau qu'il qualifie lui-même de modeste, il est surtout le créateur de la Coupe Magnus qui récompense chaque année l'équipe championne de France de hockey sur glace. Ce trophée a donné son nom depuis 2004 au championnat de France élite rebaptisé Ligue Magnus. Alric

Tristan Alric créa également à l'origine tous les trophées individuels récompensant le meilleur joueur, le meilleur pointeur, le meilleur gardien et le meilleur espoir du championnat élite. Il fut aussi le créateur de la première équipe d'étoiles du championnat de France et, plus récemment, le Hockey Club de France, une association nationale créée en 2012 dont il est le vice-président. Tristan Alric a par ailleurs été à l'origine de l'adoption de deux surnoms de clubs, les "Jets" de Viry-Châtillon et les "Diables Rouges" de Briançon, ayant conseillé ce choix aux dirigeants de l'époque.

Tristan Alric a entrepris, à partir de 2012, un énorme chantier de recherches inédit consistant à reconstituer le patrimoine, jusque-là inexistant, du hockey sur glace français. Pour ce faire, il a écrit les histoires complètes de tous les clubs faisant de la compétition dans l'hexagone soit plus d'une soixantaine au total couvrant toutes les divisions existantes : Ligue Magnus, Division 1, Division 2 et Division 3.

Par ailleurs, il fait partie du comité de sélection du Temple de la Renommée, qui élit chaque année cinq candidats prétendants au Panthéon français du hockey. D'autre part, Tristan Alric, auteur de plusieurs ouvrages, est l'historien archiviste-documentaliste de la Fédération française de hockey sur glace. Pendant plusieurs années, Tristan Alric fut également consultant pour les chaînes de télévision nationales France 2 et France 3 pour commenter les matches de hockey sur glace. Il a collaboré également à Canal plus et à plusieurs reprises avec la station régionale France 3 Sud de Montpellier en tant que journaliste sportif.
 

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

LE CLUB DE ROUEN
 

Quatorze titres de champion de France. Deux Coupes Continentales. Deux titres en Ligue Atlantique. Six Coupes de France. Trois Coupes de la Ligue. Trois matches des champions. Quarante-sept trophées individuels au total dans le championnat de France.

Créé en 1970 par le couturier Bernard Le Feuvre et structuré dans un premier temps par l’entraîneur pionnier François Legay qui passa ensuite le relais à l’ancien défenseur international Serge Evdokimoff, le club de Haute-Normandie est devenu au fil des ans une des plus grandes places fortes du hockey sur glace français. Rouen

Sous la présidence emblématique de l’avocat Jean-Claude Ducable et grâce à la présence du célèbre entraîneur Larry Huras, un nombre très impressionnant de hockeyeurs renommés ont porté tour à tour le maillot du club de la Seine-Maritime. Citons juste pour l’exemple : Luc Tardif, Christian Vouillamoz, Yves Crettenand, Claude Verret, Franck Pajonkowski, Petri Ylönen, Benoît Laporte, Denis Perez, Stéphane Botteri, Franck Saunier ou encore Thierry Chaix et Guy Fournier, ces deux derniers étant devenus par la suite respectivement président et manager général du club. Mais le club de Rouen, qui œuvre aussi localement en dehors de son champ d’action sportif habituel avec un engagement remarquable pour aider la vie associative, a surtout marqué durablement l’histoire récente du hockey sur glace français en remportant pas moins de quatorze fois la Coupe Magnus depuis l’avènement des fameuses « années Dragons » en 1990.

À cela il faut ajouter : quarante-sept trophées individuels, deux Coupes Continentale (2012, 2016), un championnat des Ligues Européennes (1996), deux titres dans la Ligue Atlantique (1995 et 1996), six Coupes de France (2002, 2004, 2005, 2011, 2015, 2016) ainsi que trois Coupes de la Ligue (2008, 2010, 2013) et trois matches des champions (2011, 2013, 2015).

Avec un sacre en moyenne tous les deux ans en championnat de France, la patinoire de l’Île Lacroix est devenue incontestablement un nouveau temple du hockey sur glace français au même titre que celle de Chamonix dans le passé. En effet, depuis la création de la Coupe Magnus trente ans plus tôt, le club normand avait remporté en 2016 la moitié (à un près) des titres décernés.
 

 


 

PROMOTION 2015

 

PHILIPPE REY

Si ce hockeyeur originaire de Gap a été surnommé « l’étoile filante », c’est à double titre. D’une part, à cause de sa brillante carrière internationale qui fut pourtant brève en senior (sept ans de 1974 à 1981). Mais d’autre part, pour son patinage exceptionnellement véloce, fluide et très efficace. En effet, ses accélérations soudaines et imprévisibles sont restées dans toutes les mémoires car elles étaient très spectaculaires. Mais prétendre que Philippe Rey est devenu une star du hockey français uniquement grâce à sa mobilité exceptionnelle sur la glace serait toutefois injuste et beaucoup trop réducteur. Car le célèbre numéro 7 tricolore fut aussi un attaquant de grand renom dans le championnat de France que ses divers entraîneurs utilisèrent à différents postes selon leurs schémas tactiques, car il avait également une vision du jeu remarquable.

A partir de 1973, Philippe Rey entama sa carrière senior dans l’équipe première de Gap où il évoluera cependant que deux saisons seulement. Car entre-temps l’attaquant vedette de Gap accentua sa notoriété en endossant le maillot tricolore lors des Championnats du monde du groupe C organisés en 1974 dans sa ville natale de Gap conjointement avec Grenoble et Lyon.

Devenu une vedette, Philippe Rey provoqua un émoi considérable à Gap en annonçant, au cours de l’été 1975, son départ pour Chamonix. Effectivement, en endossant cette fois le maillot numéro 14 des « Chamois » du Mont-Blanc, Philippe Rey allait prouver une fois encore qu’il était un élément indispensable. Formant une nouvelle ligne d’attaque avec Michel Caux et Jean-Michel Bianchi, il remporta dès son arrivée en Haute-Savoie son premier titre de champion de France en 1976. Chose rare pour un joueur venu de l’extérieur, il fut nommé capitaine de l’équipe de Chamonix dès la deuxième saison. C’est sous sa direction que le club de Haute-Savoie remporta son trentième titre historique de champion en 1979. Toutefois sa période faste avec les Chamois de Haute-Savoie s’acheva six ans plus tard, en 1985, à cause de l’érosion du temps (il avait alors trente et un ans) et surtout à cause de son épouse qui ne voulait plus rester dans la vallée du Mont-Blanc. Philippe Rey chercha donc un club moins exposé sportivement et il décida finalement de partir à Nice, sur la côte d’azur, où il devint entraîneur-joueur.

Finalement, c’est dans la station d’Orcières Merlette que Philippe Rey décida ensuite de s’installer définitivement avec sa famille en prenant en main le club de hockey local. Suite au grave accident dont fut victime son ami de Gap Charles Masse lors d’un match de championnat, il accepta de faire partie des cadres permanents de son association (APH) au sein de laquelle Philippe Rey organise depuis plus de vingt ans de nombreux stages pour les jeunes hockeyeurs.

 

 

CHRISTIAN POUGET

Cet ancien joueur originaire de Gap mériterait peut-être, selon l’avis de beaucoup de spécialistes, le titre d’un des plus grands hockeyeurs français de l’histoire. Surnommé le « Brésilien » pour la fluidité de son patinage et son style aérien, il avait incontestablement des qualités intrinsèques uniques.

Son jeu spectaculaire et flamboyant a forcé l’admiration de tous les spectateurs, notamment hors des frontières lorsqu’il jouait avec l’équipe de France dont il fut l’une des grandes vedettes en attaque. Son comportement atypique et parfois déroutant fut la marque d’une grande personnalité. C’était en fait un artiste indomptable qui fit le bonheur de plusieurs grands clubs comme Gap, Grenoble, Chamonix, Milan, Rouen, Mannheim (où il fut sacré deux fois champion d’Allemagne avec Bozon), la Chaux-de-Fonds, Valpellice et enfin le Mont-Blanc.

Il est resté fidèle au hockey sur glace après avoir raccroché ses patins en devenant entraîneur. Dès son entrée en fonction, en 2010, il remporta le titre de champion de France avec le club de Rouen avant d’aller donner un coup de main au club du Mont-Blanc.

 

 

DANIEL MARIC

Sélectionné pour la première fois en 1977, à l’occasion des Championnats du monde du groupe C à Copenhague, comme remplaçant de Bernard Deschamps, ce gardien de but originaire de Grenoble a incontestablement marqué par la suite l’histoire du hockey sur glace français comme joueur puis comme entraîneur.

En effet, Daniel Maric fut le gardien titulaire incontesté de l’équipe tricolore et disputa tous les championnats du monde successifs de 1977 jusqu’en 1985 devenant, à son époque, le recordman absolu du nombre de sélections. A cause de sa longévité comme portier des Tricolores, Daniel Maric se vit attribuer, lors de sa carrière internationale, pas moins de sept remplaçants ou co-titulaires  dont le dernier en date fut Patrice Gervasoni de Gap.

Après un séjour à Villard de Lans, dès son retour à Grenoble en 1980, Daniel Maric fut sacré deux fois champion de France de la Nationale A (Ligue Magnus aujourd’hui) avec l’équipe de l’Isère en 1981 et 1982. Lors de cette dernière année, Daniel Maric réussit également la performance d’être élu en même temps « meilleur gardien » et « meilleur joueur français », une double distinction jusque-là unique dans le championnat de France et qui ne se reproduira que seize ans plus tard, en 1998, avec le double sacre de Cristobal Huet qui gardait également la cage du club de Grenoble.

Ayant une âme de pédagogue malgré sa grande discrétion, Daniel Maric s’occupa rapidement des matches des jeunes joueurs du CSG de Grenoble ce qui le conduira plus tard à se reconvertir avec succès comme entraîneur, à Rouen mais surtout dans le club de Dijon.

Après un séjour au sein de l’équipe des Français Volants de Paris, Daniel Maric annonça la fin de sa carrière en 1990. Il effectua ensuite un stage de perfectionnement de trois mois au Canada au sein du club professionnel des Canucks de Vancouver dans la NHL avant de revenir en France. A son retour, il devint l’entraîneur-adjoint de Larry Huras puis de Benoît Laporte au sein du club de Rouen avant de diriger de main de maître l’équipe de Dijon pendant une décennie.

 

 

ALBERT KIMMERLING

Ce capitaine très charismatique de l’équipe du Sporting de Lyon, grâce à qui le club du Rhône remporta le premier titre officiel de champion de France décerné en 1907, fut incontestablement le meilleur hockeyeur français du début de siècle dernier. Bien avant les deux grandes vedettes de Chamonix, Léon Quaglia et Albert Hassler, puisque ceux-ci ne jouaient pas encore. Si le hockey sur glace français a malheureusement oublié le nom d’Albert Kimmerling qui enflamma pourtant le public de l’ancien Palais de Glace de Lyon, il a connu une grande célébrité et s’est fait une place dans la grande l’histoire grâce à l’aviation qui était l’une de ses multiples passions avec la course automobile.

En effet, Albert Kimmerling, féru de mécanique depuis ses études au lycée Ampère de Lyon, fut un grand pionnier dans l’aviation qui n’avait alors que quelques années d’existence. Ce hockeyeur connut une grande célébrité en effectuant notamment un vol historique pour rejoindre la ville du Cap avec un biplan Voisin inaugurant ainsi l’aéronautique en Afrique du sud. Par la suite, Albert Kimmerling contribua à la formation d’élèves pilotes et à la création de l’école nationale d’aviation de Bron.

Décédé lors d’un vol d’essai le 9 juin 1912 à Mourmelon, les villes de Lyon et de Bron lui ont dédié une rue et une place. La ville de Ruy-Montceau lui a également érigé une stèle et son école primaire porte son nom. Le village de Sainte Cécile-les-Vignes dans le Vaucluse lui a aussi dédié le nom d'une avenue sur laquelle il avait fait un atterrissage forcé lors d'un de ses essais. Une plaque commémorative est apposée à l'entrée de cette avenue.

 

 

LEO MOUNIER

Ancien hockeyeur, il débuta à Gap où il eut notamment comme coéquipier Jean Ferrand. En 1955, ses obligations professionnelles l’amenèrent à s’installer en Savoie dans la station de Pralognan-la-Vanoise. Sa grande passion pour le hockey sur glace ne l’avait pas quitté et, dès son arrivée, Léo Mounier entreprit de convaincre tous les élus, l’office du tourisme, les moniteurs de ski ou encore tous les sportifs locaux de l’intérêt de la construction d’une patinoire.

C’est ainsi que Léo Mounier créa en 1965 le Hockey-club de Pralognan qui deviendra plus tard le club de la Tarentaise puis de Val Vanoise. Très vite, Léo Mounier s’est impliqué dans le développement de son sport passion. La liste des responsabilités qu’a assumées Léo Mounier pendant quarante ans est impressionnante.

Responsabilités régionales : très tôt, Léo Mounier fut élu Membre du Comité de Hockey de la Ligue Rhône-Alpes-Provence- Côte d’Azur dont il deviendra Président en 1983 et jusqu’en 1995. Il fut également, délégué Régional de la Ligue Nationale des arbitres français, la L.N.A.F.

Responsabilités nationales : Léo Mounier fut membre du Comité National de Hockey sur Glace (CNHG), pendant plus de vingt ans, de 1981 à 2002. Par ailleurs, Léo Mounier fut le « Team Leader », autrement dit le responsable de l’équipe de France des moins de 18 ans entre 1992 et 2002. Il a ainsi accompagné l’équipe de France Junior pendant dix ans lors des divers championnats d’Europe et du Monde Juniors.

Pendant les Jeux Olympiques d’Albertville de 1992, Léo Mounier fut responsable des entraînements qui se déroulaient à Courchevel, une organisation complexe avec transports des équipes, du matériel, etc., entre La Tania, Courchevel et Méribel où se déroulaient les rencontres officielles du Tournoi olympique.

Enfin, ajoutons que Léo Mounier fut le créateur et président du Comité d’organisation du Tournoi international Juniors de Noël, devenu le Tournoi Juniors de la Vanoise organisé sur les trois patinoires locales et qui prendra son nom après son décès en 2004.

Il n’a jamais cherché les honneurs, souvent « Président », par la force des choses et pour aller au bout de son engagement mais préférant se consacrer à un travail de terrain mettant en application, Léo Mounier disait toujours : « ce qui compte, c’est ce qui se passe sur la glace ! ». Il a, bien sûr, transmis sa passion à ses deux fils Jean-Loup et Michel ainsi qu’à son petit-fils Dylan qui ont tous joué dans l’équipe fanion du club de la Vanoise.

 

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

FAMILLE POTIN

Jeannine Potin et son fils Philippe, qui appartenaient à une famille très fortunée grâce à l’héritage de l’ancien groupe alimentaire « Félix Potin », apportèrent pendant une décennie, entre 1955 et 1965, une aide financière et logistique considérable au hockey sur glace français. En effet, à la mort de son mari Jean Potin (créateur de la Coupe de hockey sur glace « Jean Potin »), c’est son épouse Jeannine qui prit en main l’affaire familiale qui bénéficiait d’autres sources de revenus importantes. En effet, cette veuve était de surcroît l’héritière, grâce à ses propres parents, de la compagnie « Desmarais Frères », l’un des plus grands importateurs de pétrole en France après la seconde guerre mondiale. 

Pour diverses raisons, une fois installée à la tête de son groupe, Jeannine Potin décida de gérer sa fortune en laissant de côté sa fille aînée Jacqueline ainsi que son fils Jacques. En revanche, elle s’associa avec son plus jeune garçon, Philippe Potin, à qui elle confia la direction du mécénat sportif. Formant dès lors un tandem fusionnel, Jeannine et Philippe Potin s’efforcèrent de soutenir activement plusieurs disciplines sportives et notamment le hockey sur glace français pendant une période restée mémorable. Jeannine et Philippe Potin créèrent ainsi avec leurs propres deniers la grande équipe de l’ACBB vainqueur de la Coupe Spengler à trois reprises, puis ils firent construire l’ancienne patinoire de Grenoble du Boulevard Clémenceau qui permit l’essor fulgurant du hockey sur glace dans la ville de l’Isère.

Les Potin aidèrent également d’autres clubs français comme celui de Chamonix en participant financièrement à la construction de la nouvelle patinoire de la station de Haute-Savoie en 1962 et en rémunérant directement certains joueurs comme Alain Bozon ou Jean-Claude Guennelon. C’est grâce à la grande générosité de Philippe Potin et de sa mère Jeannine (qui détenait en fait les cordons de la bourse) que plusieurs renforts légendaires purent venir jouer en France comme Pete Laliberté, Gaston Pelletier (son mariage fut payé par les Potin !) ou encore Camil Gélinas. Tous ces joueurs furent les bâtisseurs de notre sport. Ne regardant pas à la dépense ce sont les Potin qui logèrent gratuitement ces joueurs dans l’hôtel parisien Le « Rochester » et qui louèrent l’ancien Vel’d’Hiv pour les matches de hockey. Jeannine et Philippe Potin financèrent également plusieurs déplacements de l’équipe de France à l’étranger. Enfin, Philippe Potin, ne l’oublions pas, fut également un dirigeant important dans notre discipline puisqu’il fut président du Comité national de hockey pendant deux ans (1962 et 1963), avant de prendre la tête de la FFSG jusqu’en 1967.

 


 

PROMOTION 2014

 

 

JEAN JULIEN

Même s’il a commencé à patiner seulement à l’âge de vingt ans (lors de l’ouverture de la première patinoire de Grenoble en 1964), cet ancien agent de maîtrise de l’usine des biscuits "Lu", reconverti par la suite en chauffeur de taxi, a apporté une contribution majeure au hockey sur glace français grâce à un investissement personnel discret mais à tout point remarquable. Choisissant presque immédiatement de devenir arbitre, Jean Julien a officié d’abord sans relâche et avec le même enthousiasme pendant plus de vingt six ans atteignant un total impressionnant de 2150 matches dont 100 matches au niveau international. Juge de but lors des JO de Grenoble en 1968, il fut également responsable de la table de marque lors des JO d’Albertville en 1992. Il participa également aux JO de Turin en 2006, mais à titre de bénévole, pour prendre en charge les statistiques du tournoi "hockey sur luge" organisé lors des Jeux Paralympiques.

 

Mais c’est sans doute dans la formation continue que l’action de celui qui fut surnommé "casque d’argent" fut la plus indispensable pour le hockey sur glace français puisque Jean Julien, responsable de la formation des arbitres de Rhône-Alpes, fut aussi instructeur national pendant plus de 13 ans au sein de l’ancienne LNAF. A ce titre, il a formé presque tous les arbitres qui ont évolué dans la Ligue Magnus jusqu’en 2008 ! Bénévole infatigable et toujours disponible, il participa également à la formation des officiels de la table de marque totalisant là encore plus de 160 stages régionaux en treize ans ! Quand la LNAF fut dissoute, la Ligue des Alpes et le COS du Sud-est lui ont demandé tout naturellement de prendre la responsabilité de la formation des jeunes arbitres. Le 15 octobre 2011, Jean Julien reçut l’insigne de Chevalier de l’ordre national du mérite.

 

 

 

CHARLES LIBERMANN

Issu d’une famille nombreuse d’origine polonaise qui comprend pas moins de neuf enfants (5 garçons et 4 filles), Charles Libermann est un personnage très discret mais qui a pourtant apporté une contribution majeure, et à double titre, à l’histoire du hockey sur glace français. En effet, le célèbre attaquant numéro 7 du club de Gap, évolua d’abord avec brio dans le championnat de France élite de 1959 à 1983 aux côtés de son frère cadet Georges. Son grand talent fut unanimement reconnu puisque Charles Libermann porta également le maillot de l’équipe de France (avec le numéro 16), pendant sept ans de suite, entre 1966 et 1972, ce qui lui permit de représenter la France à l’aile droite lors des Jeux olympiques d’hiver organisés à Grenoble en 1968.
Avant même de prendre sa retraite sportive, Charles Libermann, employé municipal chargé de la direction du stade de football, a commencé (bénévolement) en 1974 une seconde carrière d’entraîneur absolument exemplaire puisqu’il dirige encore à ce jour l’école de hockey de Gap, soit une période exceptionnelle qui atteint les 40 ans cette année !

Pendant ces quatre décennies, le sympathique "Charlot" a ainsi aidé notre sport en formant de nombreux futurs joueurs de premier plan, notamment trois hockeyeurs qui participèrent plus tard aux Jeux Olympiques d’hiver : Benjamin Agnel (Lillehammer 1994), Jean-Christophe Filippin (Nagano 1998) et Jean-Baptiste Amar (Salt Lake City 2002). De plus, sa fille, Karine Libermann-Arnoulet, a fait partie de l’équipe de France féminine et son fils, Eric, fut lui-même hockeyeur. Pour l’anecdote, les cinq garçons de la famille Libermann (Jean-Claude, Charles, Georges, Maurice et Bernard) ont tous joué au hockey sur glace. Quant au patriarche, le père Jean Libermann, il fut dirigeant du club de Gap tout comme sa femme Marie-Josée.

 

 

 

ANDRE PELOFFY

Dès son arrivée au sein de l’équipe de France en 1981, à l’occasion du Mondial du groupe C organisé à Pékin en Chine, le célèbre attaquant numéro 9 marqua immédiatement l’histoire tricolore de son empreinte. Avec son jeu très offensif, son tempérament de feu et sa vélocité exceptionnelle, André Peloffy, né à Sète dans l’Hérault mais émigré dès l’âge de 1 an au Canada, a su dès lors entraîner dans son sillage toute une génération de hockeyeurs français pour laquelle il devint une référence. Nommé capitaine des Bleus, de 1984 à 1988, alors que ce poste avait été toujours confié jusque là à un joueur entièrement formé dans l’hexagone, sa très grande influence s’exerça également dans tous les clubs français qui s’attachèrent successivement ses services à savoir Tours, Saint-Gervais, le Mont-Blanc, les Français Volants de Paris, Briançon et Brest. Remarquable animateur du jeu sur la glace, il devint également un entraîneur de tout premier plan puisque c’est sous sa direction que le club des Français Volants remporta enfin la Coupe Magnus en 1989 après plusieurs tentatives infructueuses.

C’est également André Peloffy qui permit au club de Brest de remporter le premier titre de champion de France de son histoire en 1996. Cet ancien joueur éphémère des Rangers de New York dans la NHL, consacra pratiquement toute sa carrière sportive au hockey sur glace français avant d’aller entraîner les clubs suisses de Fribourg et Zoug. Mais sa fidélité à notre pays ne s’est jamais démentie puisqu’il revint entraîner en France le club de Brest en 2009.

 

 

PATRICE POURTANEL

Fils d’un président de club que la FFHG a déjà eu l’occasion d’honorer voici quatre ans, Patrice Pourtanel a le grand mérite de s’être fait un nom aussi célèbre que son père Claude. En effet, véritable stakhanoviste de la glace, Patrice Pourtanel, natif de Paris, mais qui a surtout défendu les couleurs du club de Viry-Châtillon dans l’Essonne, a œuvré à son tour pendant toute sa vie pour promouvoir le hockey sur glace français en occupant de très nombreux postes de responsabilité que ce soit comme joueur, entraîneur, dirigeant local ou national.

Après avoir effectué ses premiers coups de patins sur la patinoire Saint Didier à Paris, Patrice Pourtanel, fut un des joueurs clé de l’ancien club de l’US Métro puis celui de Viry-Châtillon. Evoluant en attaque, il fut en effet sélectionné pour la première fois en équipe de France juniors en 1964. Un an plus tard, il faisait déjà partie de l’équipe de France seniors. Au mois de février 1968, il connut la consécration en participant aux Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble sous le maillot tricolore numéro 12.

Lors de cette même année olympique, Patrice Pourtanel devint également secrétaire général et directeur technique du club de l’OHC Viry-Essonne, un poste qu’il occupera pendant presque trente ans.

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

 

FAMILLE MALLETROIT

Cette famille nombreuse, issue du club de Charenton, a apporté une contribution importante et assez étonnante au hockey sur glace français. En effet, Patrick Malletroit, l’aîné (âgé de 62 ans aujourd’hui), fut l’accompagnateur de l’équipe des Français Volants de Paris puis de celle de Viry-Châtillon.

Eric Malletroit, (59 ans) gardien de but aux Français Volants, fut non seulement international junior, mais également un arbitre international très apprécié notamment lors des J.O. d’Albertville en 1992 puis des Championnats du monde de Munich en 1993. Il s’occupa ensuite de la formation des arbitres au sein de la Fédération. Frédéric Malletroit (53 ans) fut gardien de but aux Français Volants, à Tours et à Amiens mais il fut également le portier de l’équipe de France senior.

Ludovic Malletroit (47 ans), attaquant, joua aux Français Volants, à Lyon puis à Toulouse avant de devenir entraîneur à l’Alpe d’Huez.

Enfin Cédric, le petit dernier (39 ans), joua aussi comme gardien de but, d’abord aux Français Volants puis à Viry-Châtillon et à Garges. Il n’y a que l’unique sœur, Annick Malletroit (54 ans) qui préféra se consacrer à la danse de salon.

Mais il ne faut surtout pas oublier de mentionner également dans cette véritable saga la grande implication des parents. En effet, le père, Henri Malletroit, tint le chronomètre à la patinoire de Charenton ainsi que lors des matches de l’équipe de France lorsqu’ils furent disputés dans la patinoire d’Asnières. Quant à son épouse Paulette, caissière à la patinoire de Charenton, elle a repris le chronomètre de son mari lors des matches de l’équipe locale de hockey.

 

 


 

PROMOTION 2013

 JOSEPH COCHET

 
Joseph Cochet reste indéniablement un grand personnage dans l’histoire du hockey sur glace français, et surtout du club de Chamonix, car il fut l’un des plus illustres représentants du CHC pendant sa grande époque. En effet, ce sympathique professeur de mathématique a dirigé pendant plus de dix-sept ans le CHC (1970-1987).
 
Il prit la succession de Marcel Claret qui fut également avant lui un grand président dans l’histoire du club. L’ancien président de Saint-Gervais, André Ville, qui l’a bien connu, raconte cette anecdote : « Joseph Cochet a été effectivement un président très célèbre à Chamonix. Il fait partie du patrimoine de cette station. Non seulement parce que son mandat a été long, mais aussi pour l’amour démesuré qu’il avait pour le hockey et surtout pour son club.
 
Je me souviens que pendant les réunions du Comité national de Hockey dont il faisait également partie, lorsqu’une discussion l’ennuyait, il passait son temps à écrire plusieurs fois sur un bout de papier un seul mot : Chamonix !, Chamonix !, Chamonix ! Puis, il me montrait le papier en souriant. En fait, son club comme le hockey, c’était toute sa vie. » Signe du destin, Joseph Cochet fut victime de sa passion puisque à quelques minutes du coup d’envoi d’un derby avec le club voisin de Saint-Gervais qui avait lieu à la patinoire de Chamonix en 2007, il fut victime d’un malaise cardiaque et décéda au moment de franchir la porte d’entrée du « temple » dans lequel il avait vécu tant d’émotions.
 
 
 

  MARCEL GUADALOPPA

 
Après avoir fait une honnête carrière de joueur dans le club de Villard-de-Lans, entre 1949 et 1967, Marcel Guadaloppa devint par la suite une figure emblématique du hockey sur glace français en devenant d’abord un arbitre de championnat de tout premier plan. En effet, il fut le seul à être sacré meilleur arbitre de l’hexagone à trois reprises en 1978, 1979 et 1980. Sa grande autorité naturelle et sa réputation d’homme parfaitement intègre dépassa rapidement les frontières puisqu’il fut nommé arbitre international. A ce titre, il dirigea des matches lors
 
de trois championnats d’Europe juniors successifs puis lors de deux tournois mondiaux seniors, ceux de Las Palmas en 1978 et de Barcelone en 1979. L’IIHF fit également appel à ses services pour arbitrer deux quarts de finales de la Coupe d’Europe en Suisse.
 
Après son arrêt comme directeur de jeu en 1981, Marcel Guadaloppa continua toutefois à servir efficacement le hockey français en devenant le "team leader" de l’équipe de France seniors lors des championnats du monde de Jaca en Espagne en 1982 puis ceux de Budapest en 1983. Il occupa ensuite le même poste stratégique à la tête de l’équipe de France juniors lors des Mondiaux de Caen, de Sapporo et de Gap.

Le point d’orgue de sa longue carrière fut sa nomination comme président de la Ligue Nationale des Arbitres Français (LNAF), un poste qu’il occupa pendant neuf ans de 1987 à 1996. Marcel Guadaloppa fut par ailleurs pendant trois ans le président de la commission des terrains sportifs au sein du CNHG.

 

 

GILBERT ITZICSOHN

 
Ce célèbre attaquant international, dont les parents étaient d’origine roumaine, fit ses débuts au Paris Hockey Club en 1955 avant de devenir un grand joueur et un entraîneur emblématique de l’ACBB. Il effectua ses débuts en équipe de France en 1963 à l’occasion des Championnats du monde de Stockholm, puis il porta encore le numéro 9 tricolore jusqu’en 1977.
 
Son grand talent et son charisme lui valurent de tenir le rôle important de capitaine de l’équipe de France notamment lors des Jeux Olympiques de Grenoble en 1968, un rôle de leader qu’il conserva jusqu’en 1976. Entre-temps Gilbert Itzicsohn reçut "l’Oscar de la glace", la plus haute distinction de la FFSG, en 1971.
 
Il devint par la suite l’entraîneur-joueur du club de Viry-Châtillon en 1972 avant de retourner à l’ACBB où il acheva sa carrière internationale en 1978. Il mit un terme définitif à la pratique du hockey en 1985, à l’âge de 41 ans, avant de se reconvertir sportivement dans la course automobile.



 

JEAN-CLAUDE SOZZI

 
Ce petit-fils d’émigrés italiens, né à Boulogne-Billancourt, est entré dans la légende du hockey sur glace français en tant que gardien de but très talentueux au même titre que Bernard Deschamps avec qui il forma un duo très célèbre au sein de l’équipe de France senior.
 
Au cours de sa longue carrière, il participa non seulement à plusieurs championnats du monde et aux J.O. de Grenoble en 1968, mais il fut aussi successivement le gardien titulaire de plusieurs grands clubs comme l’ACBB (avec qui il remporta la Coupe Spengler comme doublure en 1961), Grenoble, Gap et Tours avant d’achever son parcours à Limoges puis à Annecy.
 
 
Sa grande réputation poussa le Comité national de hockey à le nommer ensuite CTR puis entraîneur national de l’équipe de France juniors U18 en tandem avec James Tibetts. Sa nouvelle carrière de formateur prit un tournant encore plus important lorsqu’il fut nommé adjoint de l’entraîneur national Kjell Larsson juste après les J.O. d’Albertville en 1992. Avant de se retirer définitivement du devant de la scène et prendre sa retraite, il devint professeur d’éducation physique dans un grand lycée d’Annecy.

 

 

  JEAN VASSIEUX

 

Le célèbre attaquant numéro 10, natif de Villard-de-Lans, a marqué non seulement l’histoire du club de l’Isère, auquel il resta toujours fidèle, mais également celle du hockey sur glace français tout entier.

 

En effet, Jean Vassieux fut membre de l’équipe de France senior pendant onze ans entre 1970 et 1980. Son charisme, son exemplarité et sa redoutable efficacité sur la glace lui valurent d’être non seulement le leader incontesté des Ours de Villard, mais d’être également le capitaine emblématique des Tricolores pendant quatre campagnes internationales de 1976 à 1979. Pour honorer ce hockeyeur talentueux, la FFSG décida en 1979 de lui décerner "l’Oscar de la glace", sa plus haute distinction.

Jean Vassieux, qui fit ses adieux internationaux un an plus tard à l’occasion du Tournoi de l’Amitié à Ljubljana, fut de surcroît le meilleur marqueur de l’équipe de France à deux reprises : lors du Mondial de Sofia en 1975 et lors du Mondial de Las Palmas en 1978. Ce hockeyeur, qui travaillait par ailleurs dans la distribution électrique à Grenoble, mit un terme définitif à sa brillante carrière sportive à l’âge de 36 ans, en participant en 1985 aux Championnats du monde vétérans organisés à Nice.

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

EQUIPE DE FRANCE 1924

 
Un des plus beaux exploits sportifs dans l’histoire de l’équipe de France s’est déroulé sans conteste en 1924 en Italie dans le prestigieux "Palazzo del Ghiaccio" de Milan. En effet, la sélection tricolore de l’époque, qui était composée de huit joueurs seulement, remporta contre toute attente les Championnats d’Europe. Après avoir éliminé dans un premier temps les Belges (3-0) puis les Italiens (12-0), nos représentants réalisèrent un coup d’éclat retentissant en s’imposant en finale contre les Suédois sur le score serré mais décisif de 2-1.
 
Nos représentants prouvèrent ainsi qu’ils avaient tous du talent à l’image de leur capitaine, Alfred de Rauch qui fut le meilleur marqueur du tournoi avec 7 buts. Cette équipe de France mémorable était composée pour moitié de joueurs parisiens (De Rauch, George, Charpentier, Grundwald) et pour moitié de chamoniards (Monard, Charlet, Couvert, Hassler).
 
Ce titre européen, remporté par les Français, fut largement évoqué dans la presse en Suède car ce pays avait déjà eu beaucoup de mal à battre la France en finale l’année précédente à Anvers (4-3).
 
 

 


 

PROMOTION 2012

  ALAIN BOZON

 
Bien avant que son fils Philippe ne connaisse une grande notoriété en devenant le premier hockeyeur français à évoluer dans la NHL, Alain Bozon fut également un joueur international célèbre.

Formé à Chamonix, son club d'origine, l'ancien numéro 12 tricolore était un redoutable attaquant qui avait le sens inné du but. Joueur complet, il était incontestablement en avance sur son époque avec une grande amplitude dans les gestes et une rapidité surprenante. C'est ainsi qu'il réussit l'exploit de terminer à trois reprises premier buteur du championnat de France se permettant même le luxe en 1965 de terminer devant le premier renfort étranger classé dans l'hexagone en l'occurrence le canadien Gaston Pelletier.

Après avoir quitté Chamonix, Alain Bozon renforça le club parisien de l'ACBB avec lequel il remporta deux fois la Coupe Spengler en 1960 et en 1961. Il joua ensuite très furtivement à Villars-sur-Olon avant de signer Gap. Installé à Megève où il deviendra un coach emblématique, il finit sa carrière à Annecy. Il se consacra ensuite à la formation sur le plan régional en tant que CTR, mais en devenant aussi l'entraîneur national de l'équipe de France junior U20 de 1981 à 1994.

 

  ALBERT FONTAINE

 
 
Journaliste sportif au Dauphiné Libéré, cet ancien facteur, devenu champion cycliste, fut également un passionné de hockey sur glace particulièrement exubérant et très « vendeur » grâce à sa belle plume. Il inventa, en 1964, le surnom des « Brûleurs de Loups » qui fut adopté par la suite par le club de Grenoble.

Ses nombreux articles dithyrambiques sur le hockey sur glace trouvèrent immédiatement un lectorat très fidèle et ils servirent incontestablement la promotion fulgurante de cette discipline dans sa région natale.

Il fut également un supporter inconditionnel de l'équipe de France qu'il accompagna à plusieurs reprises lors des Championnats du monde. Ses relations avec les joueurs dépassaient le simple cadre de sa profession de journaliste pour devenir un fervent supporter des hockeyeurs tricolores qu'il n'hésitait pas à encourager de la voix et qu'il mettait littéralement en scène dans des articles qui restent des exercices de style admirables.

 

ANGELA LEZZIERO

 
S'il existe un championnat de France féminin de hockey sur glace, c'est en grande partie grâce à la bataille juridique très médiatisée qu'elle décida d'engager en 1985.

Cette jeune fille originaire de Strasbourg, âgée de 13 ans à l'époque, assigna son club au tribunal pour avoir l'autorisation de jouer avec les garçons. Si elle fut déboutée dans un premier temps, son combat ne fut pas vain puisqu'à la suite d'une nouvelle procédure, engagée cette fois contre la FFSG, le règlement fut modifié et le premier championnat de France féminin vit le jour dès 1986.

Sélectionnée en équipe de France, elle devint ensuite le premier renfort étranger féminin de l'histoire après avoir signé un contrat avec le club allemand d' Essligen avec lequel elle remporta le titre national.



 

MARIE-CLAUDE RAFFOUX

 
Considérée très affectueusement comme la « grand-mère du hockey sur glace français », cette ancienne nageuse bretonne, mère au foyer, a dépensé toute son énergie pour notre sport pendant plus de quarante ans.

Son fils Yann ayant été hockeyeur à Dunkerque, elle fut d'abord secrétaire du club nordiste avant de devenir également la secrétaire de la Ligue du nord notamment sous la présidence de son mari, le commandant de Ferry Michel Raffoux. Au décès de son époux en 1990, elle ne se laissa pas abattre et elle prit en main la Ligue du nord puis celle du COS avec un sens du devoir, du dialogue et un dévouement à tout point exemplaires.

Ayant participé à tous les évènements nationaux du hockey depuis plusieurs décennies, Marie-Claude Raffoux fait partie des dirigeants emblématiques de notre discipline.

 

 

 

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

FAMILLE CLARET

 
Cette famille nombreuse, originaire de Chamonix, est un cas exceptionnel et assez étonnant dans l'histoire du hockey sur glace français. En effet, les cinq enfants Claret, trois frères et deux sœurs, ont créé avec leurs activités sportives communes puis avec leurs descendances, un véritable arbre généalogique qui a apporté, juste après la seconde guerre mondiale, une contribution majeure et souvent ignorée dans notre discipline.

Marcel Claret et Jean Claret furent non seulement des membres importants de l'équipe de France, mais ils formèrent également l'épine dorsale de l'équipe de Chamonix à sa grande époque en compagnie de leur troisième frère, Pierre Claret, qui fut le seul à ne pas porter le maillot tricolore. De plus, Marcel Claret, qui joua comme renfort au Vel'd'hiv à la grande époque, fut par la suite pendant plus de 25 ans un président charismatique du CHC entre 1945 et 1970. Ajoutons que le trophée du fair-play de la Ligue Magnus porte son nom.

Quant aux deux sœurs de cette famille, Ida et Berthe Claret, elles jouèrent d'abord dans l'équipe féminine de hockey de Chamonix surnommée les « Edelweiss ». Par la suite, Ida Claret, capitaine de cette équipe pionnière, se maria en Suisse avec Henri Chappot. Or, ce couple donna naissance à deux hockeyeurs internationaux de renom : Maurice et Roger Chappot.

De son côté, Berthe Claret resta à Chamonix où elle épousa Pierre Guennelon qui donnèrent naissance à l'ancien international Jean-Claude Guennelon. Rappelons que ce dernier, outre son passé au sein de l'équipe de France, détient également un record absolu dans le championnat de France avec un total de 15 titres. Enfin, pour achever l'histoire de cette saga, n'oublions pas de mentionner que le fils de Jean-Claude, Gérald Guennelon, fut également un hockeyeur international puis entraîneur, notamment à Grenoble, avant d'être nommé DTN de la nouvelle Fédération Française de Hockey sur Glace.

 

 


 

PROMOTION 2011

 BERNARD DESCHAMPS

 

Ce gardien de but originaire de Bretagne connut une très grande renommée dans le hockey sur glace français pendant plus de vingt ans entre 1963 et 1984. Il fut non seulement le gardien du « temple » le plus célèbre ayant évolué dans le club de Chamonix, mais il fut également un portier incontournable de l’équipe de France en formant un tandem très efficace avec Jean-Claude Sozzi.

Sacré meilleur gardien du championnat national à trois reprises (1979, 1980, 1981), il compte à son palmarès six titres de champion de France sous le maillot des Chamois du Mont-Blanc. Devenu, dès son arrivée du Canada où il passa sa jeunesse, une véritable attraction dans toutes les patinoires sur lesquelles il évoluait, il reste dans toutes les mémoires un grand personnage du hockey sur glace français.

 


 PHILIPPE LACARRIERE

 

Comme son illustre père, il aura incontestablement marqué d’une empreinte indélébile l’histoire du hockey sur glace français. Cet avant-centre très polyvalent (il joua également en défense) effectua d’abord une brillante carrière de joueur dans divers clubs parisiens dont certains ont disparu aujourd’hui comme le PUC, le PHC et le Racing Club de France. Il porta également haut les couleurs de l’ACBB, avec qui il remporta la fameuse Coupe Spengler, mais également celles des Français Volants de Paris et enfin celles de Courbevoie, un club dont il fut le président fondateur et où il acheva sa longue carrière sportive à l’âge de 44 ans. Le célèbre numéro 7 (parfois 2) fut également un joueur emblématique de l’équipe de France dont il fut le capitaine de 1965 à 1967.  

Philippe Lacarrière devint ensuite un ambassadeur très apprécié du hockey sur glace français en endossant le costume non seulement de membre permanent du CNHG de 1972 à 1998, mais surtout en étant élu au mois de juin 1994 au Council de l’IIHF dans lequel il effectua deux mandats successifs jusqu’en 2003. Membre de la commission de discipline de l’IIHF avant même son élection (de 1990 à 1994), il fut ensuite le « chairman » de plusieurs comités internationaux comme celui des règles de jeu, des arbitres, des juniors et des équipements. Nommé membre à vie de la Fédération internationale, Philippe Lacarrière est redevenu un élu écouté et respecté aussi en France depuis la création de la FFHG en 2006.

 

 

JEAN TARENBERQUE

 

Joueur de l’ACBB de 1953 à 1965, il fut également un temps capitaine des Lions de Paris. Cet ancien représentant de commerce en vins et spiritueux a consacré sa vie entière au hockey sur glace puisque dès la fin de sa carrière de joueur, il ne cessa de briguer de nombreux postes importants dans cette discipline. En effet, trésorier du club de l’ACBB à ses débuts, Jean Tarenberque devint le président du club de Boulogne-Billancourt en 1965 prenant ainsi la succession de Philippe Potin appelé à la tête de la FFSG. Il resta président du club de l’ACBB sans interruption jusqu’en 1992, puis il dirigea encore ce club francilien lors de la saison 1996-1997, totalisant ainsi un mandat impressionnant de 28 ans.

Entre-temps, Jean Tarenberque, médaille d’or de la jeunesse et des sports (en 1977), fut pendant dix ans le directeur de la patinoire des Champs-Elysées à Paris avant de rester pendant onze années supplémentaires le directeur de la patinoire de Boulogne-Billancourt.

Parallèlement, il fut arbitre international de 1965 à 1981 avant d’occuper le poste de secrétaire de l’ancienne Ligue Nationale des Arbitres Français pendant dix ans soit jusqu’à la dissolution de cet organisme en 2001. Ajoutons que lors des Jeux olympiques de 1968 à Grenoble, Jean Tarenberque assura la direction des matches de hockey sur glace dans le stade de glace avec l’ancien dirigeant fédéral Michel Lebas.

 

CHRISTOPHE VILLE

 

Attaquant surdoué ayant un leadership naturel reconnu par tous, l’ancien numéro 20 tricolore marqua incontestablement son époque. Sacré d’entrée meilleur espoir de la Nationale A, il fut élu ensuite à quatre reprises meilleur joueur français du championnat hexagonal ce qui constitua un record absolu pendant plus de quatorze ans. Son emprise importante sur le jeu, qui lui valut de devenir un atout maître au sein de l’équipe de France, s’exerça dans plusieurs équipes de haut niveau notamment à Saint-Gervais, son club d’origine, puis ensuite aux Français Volants de Paris, à Grenoble, à Chamonix ou encore en Italie, à Milan et à Courmaosta.

Une fois sa carrière de joueur terminée, il voulut, selon ses dires, « redonner au hockey ce qui lui avait donné » en devenant momentanément entraîneur dans la région du Mont-Blanc en particulier dans le club historique de Chamonix

 

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

CERCLE DES PATINEURS DE PARIS

 

Formé dès 1895 par des passionnés de patinage, ce club pionnier de la capitale fut le tout premier à créer en 1902 une section de hockey sur glace en France. Dès lors, le CPP, sous la direction de son célèbre capitaine Louis Magnus, s’efforça de faire la promotion de cette nouvelle discipline en organisant divers événements sportifs très populaires. Il disputa notamment le premier match international de l’histoire à Bruxelles et il organisa également plusieurs matches exhibition de hockey sur les lacs gelés d’Enghien, du bois de Boulogne ou celui de Ville d’Avray en collaboration avec le journal L’Auto.

 

Le CPP se déplaça souvent en province pour « diffuser la bonne parole », comme à Lyon par exemple, afin d’essayer de créer une nouvelle place forte de hockey. Le CPP représenta aussi le hockey sur glace français embryonnaire à l’étranger lors de plusieurs tournois hivernaux comme à Davos en Suisse. Le club parisien forma les premiers hockeyeurs internationaux français de renom tels que Maurice Del Valle, Raymond Mézières ou Robert Lacroix. En 1908, le CPP fut à l’origine d’une autre innovation en organisant le tout premier match de hockey féminin en lever de rideau de la rencontre masculine Paris-Lyon. Le CPP remporta en outre quatre titres de champion de France consécutifs entre 1908 et 1914. Enfin, c’est grâce à deux de ses joueurs, Louis Magnus et Robert Planque, que fut créée officiellement en 1908 la Fédération internationale de hockey sur glace qui s’appelait alors la Ligue internationale.

 

 

 


 

PROMOTION 2010

 CAMIL GELINAS

 

Ce Canadien très discret et passionné a incontestablement marqué l’histoire du hockey sur glace français auquel il sera resté fidèle tout au long de sa vie. Arrivé dans un premier temps comme renfort étranger à Chamonix, il fut ensuite vainqueur à trois reprises de la fameuse Coupe Spengler avec le club de l’ACBB au début des années 1960.

Mais il devint surtout un grand entraîneur en s’imposant comme un découvreur de talents très efficace dans de nombreux clubs français à commencer par ceux de Gap et de Villard-de-Lans où il sera à chaque fois à l’origine de la création de la section sport-études.

Son action éducative très appréciée le conduira à la direction de l’équipe de Chamonix avec laquelle il remporta en 1979 le trentième titre historique.

 

 

 CLAUDE POURTANEL

 

Même s’il se laissa parfois emporter par sa  passion, ce grand dirigeant reste dans l’histoire du hockey sur glace français un personnage emblématique. Cet ancien cadre parisien de la RATP, créa en 1951 la section hockey de l’US Métro dans l’ancienne patinoire de Saint Didier. En 1971, il devint le propriétaire de la patinoire privée de Viry-Châtillon dans laquelle Claude Pourtanel en profita pour créer le nouveau club de l’OHC Paris-Viry.

Ce club, qui prit par la suite la dénomination de Viry-Essonne, devint rapidement un centre de formation local très important puisqu’un très grand nombre d’internationaux de renom en sont issus. Considéré comme un second père par tous les joueurs qui l’ont côtoyé, Claude Pourtanel, n’a cessé d’œuvrer pour l’essor du hockey sur glace au niveau local mais aussi au niveau national puisqu’il fut également un dirigeant fédéral de premier plan. 

 

 

LEON QUAGLIA

 

Ce joueur exceptionnel réussit l’exploit de mener de front, comme son ami Albert Hassler, deux carrières sportives de très haut niveau en étant à la fois international de patinage de vitesse et de hockey sur glace.

Il représenta la France dans ces deux disciplines, non seulement lors de plusieurs championnats du monde, mais aussi lors des Jeux Olympiques de 1924 à Chamonix puis ceux de Saint-Moritz en 1928. Leader incontesté de l’équipe tricolore de hockey sur glace, il termina à plusieurs reprises meilleur buteur de la sélection nationale. Par ailleurs, il offrit presque à lui tout seul plusieurs titres de champion de France au club phare de Chamonix.

Vouant une véritable passion pour le hockey sur glace, il participa au championnat de France jusqu’à l’âge très avancé de 53 ans établissant ainsi un record de longévité. 

 

 

ANTOINE RICHER

 

La carrière internationale d’Antoine Richer fut exceptionnelle puisqu’il a disputé pas moins de treize championnats du monde et trois Jeux olympiques d’hiver. Fait notable, dans les statistiques officielles de l’IIHF, il figure encore aujourd’hui au 25e rang mondial au nombre total de matches internationaux disputés avec les Tricolores (274) dont il sera le capitaine pendant une longue période de neuf ans de 1988 à 1996.

Lors des jeux Olympiques de 1998 à Nagano, Antoine Richer obtint une belle promotion puisqu’il fut nommé coach assistant auprès du célèbre entraîneur américain Herb Brooks.

Si Antoine Richer s’est décrit lui-même comme un joueur plutôt travailleur et besogneux que très talentueux, il n’en reste pas moins qu’il fut un joueur techniquement redoutable et très apprécié par les trois clubs dans lesquels il a évolué durant sa carrière, à savoir Amiens, Tours et les Français Volants de Paris.

 

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DU HOCKEY

 

Créée en 1987 par l’ancien joueur de Gap Charles Masse, l’APH s’efforce d’organiser des événements sportifs permettant, comme son appellation l’indique, la promotion du hockey sur glace en France. Ce fut d’abord le cas du « Trophée des Champions seniors » qui dura pendant cinq ans. Les deux premiers tournois furent organisés à Gap, puis cette compétition fut délocalisée à Grenoble, à Epinal et enfin à Briançon.

L’APH a organisé aussi de nombreuses tournées pour les jeunes à l’étranger notamment en Russie, au Canada et en République tchèque. Enfin, depuis 1991, l’APH organise au mois d’avril le « Trophée international des petits champions » qui réussi la performance de réunir chaque année en France plus de 1000 jeunes hockeyeurs venus de toute l’Europe.

Ce trophée, qui fête en 2010 sa 20e édition, est réparti géographiquement sur trois sites : les benjamins disputent leur tournoi à Gap, les poussins à Orcières-Merlette et les moustiques à Briançon.

 

 


 

PROMOTION 2009

 ALBERT HASSLER

 

Ancien capitaine de l’équipe de France, joueur vedette de Chamonix puis des Français Volants de Paris. Ancien capitaine de la sélection d’Europe, il fut  le premier renfort français à jouer à l’étranger dans le club   allemand du Berliner Schlittschuh.

Il participa aux Jeux   olympiques d’hiver de 1924 et de 1928 non seulement comme hockeyeur, mais aussi comme patineur de vitesse. Il était le père de la célèbre patineuse Nicole Hassler vice-championne d’Europe.

 

 

 

 DANIEL HUILLIER

 

Licencié chez les Ours du Vercors depuis…1938 (record de la FFHG), il est toujours à l'heure actuelle le président inamovible du club de Villard-de-Lans puisqu’il a occupé ce poste au total pendant 25 ans (avec deux interruptions).

Il fut également membre du Comité national de hockey à deux reprises (CNHG) ainsi que du Comité directeur de la Fédération Française des Sports de Glace. Sélectionné en équipe de France de hockey en 1953 (avec son frère Victor), il disputa cette année-là le Championnats du monde en Suisse.

 

 

 HENRI LAFIT

 

Ancien président du Comité national de hockey (1984 et 1985), il fut également vice-président de la Fédération française des sports de glace (FFSG). Ce directeur de la patinoire de Chamonix puis celle de Lyon, était un serviteur du sport désintéressé, dévoué et infatigable ce qui explique qu’il obtint régulièrement l’un des plus grands nombres de voix lors des diverses élections fédérales.

Ayant un comportement exemplaire et très objectif avec une presse souvent critique envers les sports de glace et le hockey en particulier, son  humanisme fut également très apprécié par les joueurs internationaux qui, fait exceptionnel révélateur, le portèrent en  triomphe lors de l’accession de la France.

 

 

 

CALIXTE PIANFETTI

 

Ancien capitaine de l’équipe de France, joueur vedette de Chamonix puis de Villard-de-Lans. Il fut un exemple de droiture tout au long de sa carrière sportive qu’il réussit brillamment, non seulement comme hockeyeur mais aussi comme arbitre international en participant  à cinq championnats du monde et notamment aux J.O. de   Grenoble en 1968.

Il devint également dirigeant de l’ancienne Ligue des arbitres (LNAF). Ses deux fils furent eux aussi des   hockeyeurs de bon niveau.

 

 

 

CHARLES RAMSAY

 

Il est difficile d’imaginer aujourd’hui ce que ce hockeyeur américain a pu représenter   dans l’histoire du hockey français. Cet attaquant surdoué (meilleur buteur du Mondial de 1931 en Pologne), a suscité un enthousiasme incroyable dans l’ancien Vel’d’Hiv de Paris avant la seconde guerre mondiale.

Son impact sur le public et sur les hockeyeurs français fut tel à cette époque qu’on peut affirmer que ce renfort américain a eu une influence comparable à celle qu’exerça plus tard le célèbre canadien Pete Laliberté.

La grande star du vélodrome d’hiver de Paris, qui attira jusqu’à 20 000 spectateurs dans l’ancienne patinoire de la capitale, fut d’ailleurs l’auteur du premier livre sur le hockey sur glace qui fut édité en France en 1933 par les Editions Bornemann et qui éduqua de très nombreux joueurs français de l’époque.

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

CLUB DE CERGY-PONTOISE

 

Créé en 1981, ce club s’emploie depuis ses débuts à la promotion du hockey sur glace féminin en France et à l’étranger. Il détient le record absolu dans l’hexagone avec dix-sept titres de champion de France sur les vingt-trois attribués à ce jour. Pas étonnant qu’un grand nombre de ses joueuses ont formé l’ossature de l’équipe de France.

En outre, pour populariser cette discipline, le club de Cergy organise depuis seize ans un tournoi international féminin (surnommé le « TIF ») qui est très coté hors de nos frontières car il est l’un des rares en Europe avec celui de Grefath en Allemagne. Le tournoi de Cergy rassemble chaque année cinq clubs étrangers ou équipes nationales comme ce fut le cas par exemple des   sélections des Pays-Bas, du Danemark, de la Belgique ou de l’Espagne.

 

 


 

PROMOTION 2008

 PHILIPPE BOZON

 

Né à Chamonix, Philippe Bozon est le premier hockeyeur français de l’histoire à avoir évolué dans le circuit professionnel nord-américain de la NHL. Il porta le numéro 36 des Blues de Saint-Louis pendant trois saisons consécutives et disputa au total 144 matches entre le 10 mars 1992, date de sa première partie à Saint-Louis, et le 20 janvier 1995, date de son ultime rencontre à San José.

Fils de l’ancien international de renom Alain Bozon, il fut élu meilleur espoir français en 1984 puis meilleur joueur français en 1990. Il fut également la grande vedette de l’attaque tricolore, sous le maillot numéro 12, depuis les JO de 1988 à Calgary jusqu’à ceux de Salt Lake City en 2002.

Philippe Bozon porta également haut les couleurs du hockey français dans les championnats allemand et suisse jusqu’au terme de sa carrière survenue le 5 mars 2005, à l’âge de 38 ans.

Il fut élu au Hall of Fame de la Fédération internationale de hockey sur glace au mois de décembre 2007, en même temps que le Canadien Mario Lemieux et le Russe Igor Larionov notamment.

 

 JEAN FERRAND

 

Ancien gardien de but et président du club de Gap dans les Hautes-Alpes, Jean Ferrand fut le président emblématique du hockey sur glace français pendant treize ans, de 1970 à 1983. A ce titre, il représenta la France au sein du Council de l’IIHF avant d’être élu président de la Fédération française des sports de glace de 1983 jusqu’en 1990.

Unanimement apprécié par tous les dirigeants, « Jeannot » comme on le surnommait affectueusement, fut l’élément fédérateur indispensable du hockey sur glace français au moment où cette discipline fit sa mutation vers le professionnalisme dans les années 80.

 

 

 

 

 JACQUES LACARRIERE

 

Ancien défenseur international, Jacques Lacarrière fit son apparition chez les Tricolores à l’occasion des Jeux Olympiques de Saint-Moritz en 1928. Il devint capitaine de l’équipe de France en 1936 et 1937, mais il fut aussi le créateur du club légendaire des Français Volants de Paris à la grande époque du Vel’d’Hiv, juste avant la seconde guerre mondiale.

Jacques Lacarrière fut ensuite le président historique du hockey sur glace français qu’il dirigea comme un bâtisseur de 1946 à 1961. Père de l’ex-international Philippe Lacarrière et de son frère Thierry, il fut élu dans le Hall of Fame, le panthéon de la Fédération internationale de hockey sur glace, en 1998 un an après l’intronisation de Louis Magnus. Jacques Lacarrière fut également élu parmi les gloires du sport français en 2007 et la FFHG donna son nom au trophée qui est remis chaque début de saison à l’occasion du match des champions.

 

PETE LALIBERTE

 

Ancien joueur et entraîneur de l’ACBB avec qui il remporta à trois reprises la célèbre Coupe Spengler, le canadien Pete Laliberté, était un attaquant très spectaculaire qui devint ensuite la grande vedette du club de Grenoble où il déchaîna les passions et où il créa une véritable culture locale de hockey sur glace en formant de nombreux joueurs locaux.

Pete Laliberté, devint un personnage encore plus emblématique dans le hockey sur glace français en dirigeant l’équipe de France pendant une durée record de onze ans entre 1967 et 1978.

Son action continue en faveur de l’essor du hockey français, auquel il resta toujours fidèle, a fait de lui un acteur incontournable de son histoire.

 

 

LOUIS MAGNUS

 

Patineur complet, Louis Magnus remporta les quatre premiers titres de champion de France en patinage artistique attribués de 1908 à 1911.

Passionné également par le hockey sur glace, il fut un dirigeant important de l’ancien club des Patineurs de Paris avant de se lancer dans une uniformisation des règles de jeu dans toute l’Europe et de créer en 1908 la Ligue internationale de hockey sur glace qui deviendra par la suite l’IIHF.

Entré dans l’histoire du hockey mondial, Louis Magnus fut élu au temple de la renommée de l’IIHF en 1997. Par ailleurs, son nom fut donné en 1985 au trophée récompensant le champion de France (Coupe Magnus) et la compétition élite du hockey sur glace français porte également son nom depuis 2005 (Ligue Magnus).

Un temple de la renommée du hockey sur glace français a ainsi été créé. Les membres de la première promotion, désignés par vote d’un comité de sélection, ont été dévoilés le  20 janvier 2008 à Chamonix.

 

 


CATEGORIE DES "BATISSEURS"

 

CLUB DE CHAMONIX

 

Le club de Chamonix fait partie du patrimoine historique du hockey sur glace français puisque sa patinoire est considérée par beaucoup comme le « temple » de cette discipline. En effet, le CHC détient le record absolu du championnat de France senior avec un nombre impressionnant de trente titres au total, le dernier ayant été remporté en 1979 sous la direction de l’entraîneur Camil Gélinas. Tous sports confondus, Chamonix possède le deuxième record en France, juste derrière le club de water-polo des Nageurs de Marseille (32 titres).

Par ailleurs, un grand nombre de hockeyeurs célèbres ont porté le maillot des « Chamois » puis des « Huskies » du Mont-Blanc parmi lesquels les légendaires pionniers Léon Quaglia et Albert Hassler, tous deux élus au temple de la renommée de la FFHG, mais aussi, plus tard, Bernard Deschamps, Alain Bozon, Calixte Pianfetti, Gilles Ranzoni, Alain Mazza, Philippe Rey, Luc Tardif, Christophe Ville, Christian Pouget, Philippe Bozon, Stéphane Barin, Fabrice Lhenry ou encore Pierre Pousse. La liste est beaucoup trop longue pour pouvoir l’énumérer entièrement…

C’est également dans le club de Chamonix que sont passés nombre  d'entraîneurs parmi les plus prestigieux de l’histoire du hockey sur glace français comme les canadiens Paul-Emile Provost (premier entraîneur national) et Camil Gélinas, le suédois Anders Kallur (vainqueur de la coupe Stanley à quatre reprises avec les Islanders de New York) ou le russe Vladimir Zubkov.